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G (2/2) de  GÉRONIMO  à  GEORGES MARIE GUYNEMER
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Géronimo
GÉRONIMO

Des soldats mexicains ayant massacré les siens en 1858, Géronimo (1829 - 1909) soulève les tributs apaches. Il attaque convois et caravanes, chasse les fermiers de leurs ranches et lutte courageusement pour la liberté des Indiens.

En 1886, Géronimo accepte de faire la paix dans l'honneur. Mais, quand les Indiens ont rendu leurs armes, les soldats yankees se saisissent d'eux, leur mettent des fers aux pieds et, à coups de crosses, les font mettre en marche. Au cours d'une halte, le vieux chef Mangas Coloradas s'approche d'un FEU. Un soldat lance un brandon dans sa direction. La couverture qui le couvre s'enflamme. Transformé en torche, l'Indien se sauve : un coup de feu l'abat. Géronimo a encore présente à l'esprit cette scène atroce lorsque, le 5 mars 1905, il participe à la parade en l'honneur du nouveau président des Etats-Unis, Theodore Roosevelt. Dans la tribune officielle, un journaliste s'indigne : "J'aimerais bien connaître l'imbécile qui a invité cet assassin". Roosevelt se tourne vers lui : "L'imbécile, c'est moi ! Ne suis-je pas le président de tous les Américains ? Or, Américain, Géronimo l'est depuis plus longtemps que vous et moi".


GEORGE GERSHWIN

Le plus connu des compositeurs américains, George Gershwin (1898 - 1937), a appris la musique en regardant jouer les pianos mécaniques. Ses oeuvres, dont Porgy and Bess, écrite peu de temps avant sa mort, ont été jouées dans le monde entier.

Gershwin est un jeune auteur de chansons quand, en 1924, il est présenté au célèbre chef d'orchestre Paul Whiteman. Celui-ci lui propose : "Si vous écrivez une grande oeuvre, je la jouerai à Carnegie Hall". Le jeune homme croit à une plaisanterie. Aussi, quelle n'est pas sa surprise de lire, un matin, dans le New York Herald Tribune : "Bientôt, à l'Aeolian Hall, grand concert de Paul Whiteman. Au programme, une oeuvre symphonique de George Gershwin". Il se précipite chez le chef d'orchestre, proteste, s'indigne, mais accepte finalement la gageure : ÉCRIRE l'oeuvre annoncée en un MOIS. Ce sera la Rhapsody in Blue, qui mêle harmonieusement rythmes de jazz et musique classique. Le concert est un triomphe. Quatre ANS plus tard, à Paris, lorsqu'il demande à Maurice Ravel des leçons, le célèbre compositeur refuse, amusé : "Pourquoi voudriez-vous devenir un Ravel de deuxième ordre, alors que vous êtes un Gershwin de premier ordre".

George Gershwin

Francisco Goya
FRANCISCO GOYA

Fils d'un maitre doreur de Saragosse (Espagne), Francisco de Goya y Lucientes (1746 - 1828) entre à 14 ans chez un peintre de petit talent. Bon elève d'un atelier médiocre, rien ne semble annoncer l'artiste de génie.

Possédant bien son métier et même une certaine virtuosité, Goya poursuit une carrière sans heurts et devient à 40 ANS peintre du roi. Comblé de succès, d'honneurs, d'argent, il mène une VIE facile, mais demeure insatisfait. En 1793, il tombe gravement malade. Sa vitalité lui permet de vaincre son mal, mais il reste frappé de surdité. Durant des MOIS, envahi par un monde de visions, il lutte contre le désespoir. Brusquement, son talent s'épanouit. Une vie extraordinaire anime ses oeuvres nouvelles. En 1808, débute la lutte contre NAPOLÉON pour l'indépendance de l'Espagne. Saisi par l'horreur de ce qu'il voit, Goya commence, en 1810, à graver la série des Désastres de la guerre, terrible réquisitoire contre la barbarie. Lorsque le roi Ferdinand VII rentre à Madrid, Goya, artiste engagé, s'indigne de la VAGUE de répression qui déferle sur le pays. En 1824, il se fixe en France, à Bordeaux, où il meurt 4 ans plus tard.


RAINIER GRIMALDI

Rainier Grimaldi (1267 - 1314) descend d'une célèbre famille patricienne de Gênes, qui prétend remonter à Grimoald, maire du palais sous les rois mérovingiens. Entré au service du roi de France Philippe le Bel, il contraint les Flamands à signer le traité d'Athis-Mons, qui donne Lille à la France.

Marin plein d'expérience, Rainier Grimaldi arme, à Gênes, 11 galères qu'il fait remonter le long des côtes d'Espagne et de France. Son arrivée en MER du Nord, à la tête d'une flottille de bateaux d'un type inconnu, manoeuvrés par des rameurs méridionaux au parler sonore, constitue un événement. Le roi Philippe IV cherche justement à dégager le comte de Hainaut, enfermé dans le port de Ziricksee par la flotte de Guy de Namur. Grimaldi obtient de conduire lui-même l'attaque. Il fait allumer des FEUX en haut des mâts, afin d'avertir les assiégés d'avoir à se tenir prêts. Il répartit dans les hunes ses meilleurs arbalétriers, pour qu'ils puissent prendre en enfilade les ponts ennemis. Un témoin note que "les flèches des hommes de Grimaldi bruissaient comme les ABEILLES d'un essaim". Guy de Namur fait prisonnier avec 3.000 de ses marins, la victoire française est complète.

Rainier Grimaldi

Bertrand Du Guesclin
BERTRAND DU GUESCLIN 2 références trouvées

Le roi de France Charles V choisit pour connétable le chevalier breton Bertrand Du Guesclin (1320 - 1380), qu'il avait chargé de délivrer son royaume des Grandes Compagnies (des bandes de mercenaires). Du Guesclin parviendra ensuite à chasser les Anglais de plusieurs régions de France.

Jeune garçon, Bertrand, turbulent et batailleur, aime courir à CHEVAL et s'exercer au maniement des armes. Il n'a que 17 ANS quand Charles de Blois, neveu du roi, organise à Rennes un grand tournoi, à l'occasion de son mariage. Le sire Du Guesclin se met en route pour y participer, mais refuse d'emmener son fils Bertrand. Celui-ci, furieux, se rend à Rennes où un cousin lui prête cheval et armure. Visière baissée, le jeune homme pénètre dans l'enceinte où les joutes viennent de commencer. Il provoque un CHEVALIER et le renverse. Un autre se présente. Il l'envoie au SOL à son tour. Les concurrents se succèdent, à qui Bertrand fait mordre la poussière. Mais lorsqu'il voit son père entrer en lice, il refuse de se mesurer avec lui. Les seigneurs et la foule l'acclament et exigent qu'il montre son visage. Quelle surprise ! Le père et le fils tombent dans les bras l'un de l'autre.


GUILLAUME LE CONQUÉRANT

Lorsqu'il hérite de son père le duché de Normandie, Guillaume (vers 1027 - 1087), dont la mère est fille d'un tanneur, ne s'appelle encore que "Guillaume le Bâtard". Sa conquête de l'Angleterre va faire de lui "Guillaume le Conquérant".

Par son père, Guillaume possède des droits au trône d'Angleterre mais, à la mort du roi, Harold II s'empare de la couronne. Furieux, Guillaume décide de la lui arracher. Le 27 septembre 1066, parti des côtes normandes avec quelques milliers d'hommes, il débarque en Angleterre. Descendu le dernier de son bateau, il trébuche et tombe sur le SABLE. Ce qu'un autre aurait interprété comme un mauvais présage le fait rire. Il dresse son camp près du petit village côtier de Hastings et se prépare au combat. Harold et son armée arrivent sur les lieux quelques JOURS plus tard. Le 14 octobre au matin, la bataille s'engage. A la tombée du jour, Harold, qui n'a plus autour de lui que sa garde, est tué d'une flèche reçue dans l'oeil. Le jour de Noël suivant, Guillaume est sacré, dans l'abbaye de Westminster, roi de cette Angleterre que nul, dans l'Histoire, n'a envahie après lui.

Guillaume le Conquérant

Guillaume Tell
GUILLAUME TELL

Selon la légende, Guillaume Tell naît à Bürglen, dans le canton d'Uri, et périt dans la rivière Schaechen, après avoir sauvé son fils de la noyade. La Suisse célèbre en lui un héros national de l'indépendance, à la fin du XIIIe siècle.

A cette époque, le canton d'Uri, soumis à l'empereur d'Autriche, est administré par le bailli Gessler. Ce dernier fait exposer un chapeau sur la place publique d'Altdorf et, pour tester la fidélité des Suisses, exige qu'ils saluent en passant l'emblème de feutre. Guillaume Tell refuse. Le bailli le condamne à traverser d'une flèche une POMME posée sur la tête de son propre fils : s'il réussit, ils auront la VIE sauve, s'il échoue, ils seront mis à mort. L'enfant encourage son père d'un sourire et va se placer à 20 pas. Guillaume Tell bande son arbalète, vise et transperce le fruit, sans toucher à un cheveu de l'enfant. La foule applaudit. Provoqué par Guillaume, Gessler fait conduire sur son bateau l'arbalétrier enchaîné. Mais celui-ci profite d'une TEMPÊTE sur le lac des Quatre-cantons pour s'échapper. Il tuera Gessler, donnant le signal de la révolte des Suisses contre la Maison d'Autriche.


GEORGES MARIE GUYNEMER 1 référence trouvée

En 1910, rien ne semble prédestiner Georges Guynemer (1894 - 1917) à entrer dans la légende. De santé fragile, peu doué pour les exercices physiques, s'il est un bon élève du collège Stanislas à Paris, il en est aussi l'un des plus dissipés.

Bachelier à 16 ANS, Guynemer reçoit le baptême de l'AIR en cachette de ses parents. A son père qui lui demande ce qu'il veut faire, il répond : "Je serai aviateur !". Quand la guerre de 1914 éclate, il veut s'engager, mais on le juge trop frêle pour l'incorporer. Loin de se résigner, il obtient en 1915 son brevet de pilote. Affecté à l'escadrille des CIGOGNES, il abat son premier avion ennemi le 19 juillet. A bord de son appareil, baptisé Le Vieux Charles, son audace ne connaît pas de limite. A 23 ans, Guynemer a descendu plus de 50 avions allemands. Il est capitaine et officier de la Légion d'honneur. Il disparaît en combat aérien le 11 septembre 1917. On ne retrouvera nulle trace de lui ni de son avion. Admiré de tous, même de ses adversaires, il avoua un JOUR : "Je n'ai jamais abattu un ennemi sans que mon coeur ne se serre". L'Ecole de l'air devait adopter sa devise : "Faire face".

Georges Marie Guynemer

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Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011