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R (1/2) de  KNUD RASMUSSEN  à  JOHN DAVISON ROCKEFELLER
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Knud Rasmussen
KNUD RASMUSSEN

Fils d'un pasteur danois et petit-fils d'une Esquimaude, Knud Rasmussen (1879 - 1933) a pour premier jouet un traîneau, pour premier compagnon un chien. Il parle la langue esquimau aussi bien que le danois. De tous les explorateurs polaires, il est celui qui comprend le mieux les populations ARCTIQUES.

Plus que la découverte de terres nouvelles, les expéditions de Rasmussen ont pour but la rencontre et l'étude de la VIE des différents groupes d'Esquimaux auxquels il voue une grande admiration. Il craint que leurs traditions ne soient menacées par l'arrivée des Blancs. En 1921, il entreprend de visiter foutes les tribus entre le détroit de BÉRING et la BAIE de BAFFIN. Au cours de ce long périple en traîneau, alors qu'il se fraie difficilement un chemin sur la NEIGE et la GLACE, à demi aveuglé par le BLIZZARD, surgit devant lui un extraordinaire équipage. Sur un énorme traîneau, long de 7 mètres, tiré à toute vitesse par 15 CHIENS blancs, trône, au milieu de 5 jeunes gens, le vieux chef, le chamane Aua. Il offre à Rasmussen une place à ses côtés - tandis qu'un jeune Esquimau remplace l'explorateur pour diriger son propre traîneau - et le conduit au milieu des siens.


HANNA REITSCH

Fille de médecin, l'Allemande Hanna Reitsch (née en 1912) se prend de passion pour le vol à voile. Elle bat, en 1935, le record féminin de distance en planeur (160 kilomètres en ligne droite) et devient pilote d'avion.

En 1938, Hanna Reitsch réalise l'exploit de voler en hélicoptère dans la grande salle du Deutschlandhalle de Berlin. Le 26 avril 1945, elle parvient à se poser dans Berlin encerclé par les Russes, près du bunker où Hitler vit ses derniers JOURS. A son bord, Greim, nouveau commandant de la Luftwaffe, vient aux ordres. Deux jours plus tard, elle repart aux commandes d'un avion d'entraînement et, franchissant le tir de barrage de la D.C.A. russe, ramène Greim à son quartier général. Ce va-et-vient n'est pas passé inaperçu. L'armistice signé, on soupçonne Hanna d'avoir fait échapper de Berlin Hitler lui-même, pour le conduire en lieu sûr. Arrêtée, interrogée, elle passe quelque temps en prison. A sa libération, des journalistes lui demandent si elle compte voler de nouveau : "Evidemment, répond-elle. Voler, c'est ma VIE... D'ailleurs, Je ne sais rien faire d'autre !".

Hanna Reitsch

Rembrandt
REMBRANDT

Harmenszoon Van Rijn, dit Rembrandt (1606 - 1669), graveur et peintre néerlandais, est l'un des plus grands génies de la peinture qu'il révolutionne par sa science du clair-obscur.

En 1642, le capitaine F.B. Cocq et ses 16 compagnons de la garde civique commandent à Rembrandt une toile représentant leur compagnie au cours d'une prise d'armes et paient, pour cela, 100 florins par tête. Ils sont persuadés que le jeune artiste va réaliser un de ces tableaux soigneusement composés où chaque personnage, figé, figure à la place voulue par la hiérarchie, revêtu de tous ses attributs. Mais peu importe, à Rembrandt, les grades et encore moins la face martiale ou les moustaches bien cirées de ses personnages. Il désire un spectacle vivant, où ombres et lumières se mêlent harmonieusement. Quand il découvre sa toile devant ses "clients", c'est un tollé d'indignation. Ce qui choque par-dessus tout ces messieurs, c'est que figurent sur "leur" tableau un CHIEN, "qui n'est le chien d'aucun d'eux", et une fillette, "qui n'a pas payé les 100 florins". Comment se douteraient-ils que Rembrandt vient de les rendre immortels ?


LOUIS RENAULT

Pionnier de l'AUTOMOBILE, Louis Renault (1877 - 1944) a 21 ANS lorsqu'il met au point son premier véhicule à roues. Il fonde par la suite un immense complexe industriel et lance sa marque, qui reste la première firme automobile française.

Chez Louis Renault, le bricoleur se double d'un mécanicien de génie. Dans une cabane au fond de la propriété familiale, il assemble une étrange voiturette à 4 roues, sans volant, avec un moteur de 1,75 ch et d'importantes innovations techniques. La veille de Noël 1898, il fait une démonstration de son engin boulevard des Italiens, à Paris. Puis il conçoit une sorte de boîte vitrée qui lui fait vendre, en un an, 60 exemplaires de son "tacot". Parallèlement, il s'aligne dans de nombreuses courses. En 1900, il gagne Paris-Toulouse-Paris non sans quelque mérite. Son graisseur ayant cassé, il accroche à son cou un bidon d'huile dont il verse le contenu dans le moteur, à la cuiller. Puis la peinture se met à fondre. Comble de malchance, sa voiture est accidentée à l'entrée de Toulouse. Peu importe, Louis Renault se présentera à pied au contrôle !

Louis Renault

Manfred Richthofen
MANFRED RICHTHOFEN

Fils d'un hobereau prussien, Manfred van Richthofen (1892 - 1918) se fait muter dès 1914 des uhlans dans l'AVIATION. Au fil de ses victoires (80 au total), il devient le plus populaire des pilotes allemands de la Grande Guerre.

Lorsque, le 21 avril 1918, von Richthofen décolle à la tête de son escadrille sur le triplan écarlate que FOKKER a construit spécialement pour lui, celui que l'on surnomme le Baron rouge n'est plus le pilote ardent des premières ANNÉES de la guerre. En 3 ans d'un combat incessant, il a vu trop d'avions amis ou ennemis s'écraser en flammes. Survolant la VALLÉE de la Somme, l'escadrille allemande tombe sur une formation anglaise. La bataille s'engage. Von Richthofen plane, à la recherche d'une proie. Un biplan attire ses regards. Il vient se placer derrière lui et commence à tirer. L'Anglais plonge alors vers la Somme dans le crépitement des mitrailleuses. Dans un autre appareil, le capitaine Brown a remarqué le manège de l'Allemand. Il se lance à sa poursuite. Les 3 avions filent entre les deux rives, sans possibilité de virer. Soudain, Brown prend le Fokker en enfilade. Une rafale crépite : Von Richthofen s'affaisse, le coeur percé d'une balle.


CÉSAR ET CHARLES RITZ

Paysan pauvre du Valais suisse, César Ritz (1850 - 1918) entre dans l'hôtellerie comme beaucoup de ses compatriotes. Directeur à 27 ans, du Grand Hôtel national de Lucerne, il fonde, à Paris, le Ritz, l'un des hôtels les plus prestigieux du monde.

A partir de 1898, place Vendôme, dans l'ancien hôtel des ducs de Gramont, César Ritz anime et supervise, avec une minutie extraordinaire, un palace qui va devenir le rendez-vous de tous les grands de la TERRE. Il veille à tout : à un tableau de guingois, une glace mal posée, un grain de poussière oublié. Pourtant, il n'avait jamais approché un fourneau, ni même le seuil d'une auberge, avant l'âge de 15 ANS ! Son fils Charles (disparu en 1976) poursuit son oeuvre, après avoir touché au commerce d'articles de PÊCHE comme à l'exploitation cinématographique. Il réalise un film sur ROCKEFELLER, en vacances dans la même station que lui. Le Ritz, dont les détracteurs affirment "qu'il ferme ses portes à tout ce qui ne roule pas en Rolls", est une véritable institution internationale. En août 1944, HEMINGWAY viendra le "libérer" en faisant irruption, armé jusqu'aux dents, dans le hall de réception.

César et Charles Ritz

Jean-Eugène Robert-Houdin
JEAN-EUGÈNE ROBERT-HOUDIN

Après des études de droit, Robert-Houdin (1805 - 1871) préfère se lancer dans la manipulation. En 1845, il crée au Palais-Royal le théâtre des Soirées-Fantastiques et connaît, très vite, un vif succès.

A cette époque, les prestidigitateurs aiment à s'entourer d'une mise en scène compliquée. Robert-Houdin, au contraire, va se présenter devant le public en strict habit noir, donnant l'illusion que toute tricherie est impossible. Pour étonner les spectateurs, il tire parti des applications toutes nouvelles de l'ÉLECTRICITÉ. Les automates qu'il fabrique apportent à son numéro un attrait supplémentaire. Il est particulièrement fier d'un écrivain-dessinateur, qui signe ses dessins du nom de son inventeur. Le montage en est si précis qu'il fonctionne sans le moindre bruit. Lors de sa présentation au public, celui-ci se montre déçu car il croit à un mécanisme enfantin. Robert-Houdin doit modifier son automate afin qu'il fasse entendre, en écrivant, un cliquetis qui donne confiance aux spectateurs. Il pousse l'amour de son art jusqu'à transformer sa propriété, près de Blois, en une véritable maison de magicien aux murs et aux planchers truqués.


JOHN DAVISON ROCKEFELLER 1 référence trouvée

L'Américain J.D. Rockefeller (1839 - 1937) doit sa fortune au pétrole dont il a pressenti, dès 1862, l'extraordinaire avenir. Il fonde de nombreuses oeuvres philanthropiques et meurt presque centenaire.

D'origine modeste, John Davison est économe : à 8 ANS déjà, il emprunte 2 dollars pour acheter des dindonneaux qu'il revend, au Noël suivant, avec 2 dollars 20 cents de bénéfice. Il agit de même en affaires. Lorsqu'en 1862, il visite Titus-ville, d'où jaillit le premier PÉTROLE, le gâchis qui règne chez les prospecteurs l'effraie. Aussi décide-t-il de se consacrer au RAFFINAGE et au transport, plus rentables. Il crée, en 1870, la Standard Oil Company et, dès lors, dit-on, compte chaque goutte d'huile, chaque rivet, chaque bonde de tonneau. Pourtant, cet Harpagon sait aussi se battre. Pour échapper à son monopole, une société concurrente construit un OLÉODUC qui doit franchir une voie de CHEMIN DE FER de la Standard. Rockefeller arme alors un groupe d'hommes décidés et achète les terrains avoisinants, empêchant l'oléoduc de passer au-dessus ou au-dessous de "son" rail. Cet homme pieux aimait à dire : "Dieu a créé le monde, je l'ai réorganisé !"

John Davison Rockefeller

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Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011