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Beffroi
BEFFROI 1 référence trouvée

Surtout dans l'Europe du Nord, le beffroi était une tour de garde, carrée, où l'on mettait des guetteurs; une cloche était prévue pour sonner l'alarme. Bientôt, les beffrois devinrent l'emblème des libertés communales.

Au XIIe siècle, les villes ruinées par les grandes invasions reprennent VIE. Des commerçants s'y rassemblent. Très vite, ils cherchent à s'affranchir de l'autorité du seigneur. Les villes vont obtenir des libertés. Le beffroi, qui souvent s'élève au-dessus de la "maison commune", en est l'image. Avant l'invention de l'HORLOGE au XVe siècle, la cloche du beffroi rythmait la vie quotidienne en sonnant les HEURES de travail, celles où les BOURGEOIS se rassemblaient en assemblée commune. En cas d'incendie ou d'alertes, le guetteur, en la faisant sonner, ameutait tous les habitants. Quand un seigneur matait une ville révoltée, il interdisait la construction du beffroi, ce symbole de liberté ! Dans le Nord de la France et en Belgique flamande, on peut encore admirer les beffrois au milieu des "places d'armes". Celui de Bruges, avec ses 3 étages, est le plus imposant.


BÉGUINAGE

A partir du XIIe siècle, la Flandre, le Brabant, les provinces de Rhénanie se couvrent de béguinages. Dans de petites maisons entourées d'un enclos, les béguines se livraient à la méditation et au soin des malades.

Aux XIIe et XIIIe siècles, les CROISADES avaient laissé en Occident une population féminine en surnombre : les hommes étant partis ou morts, des jeunes filles ne trouvaient plus à se marier et des veuves en détresse cherchaient un réconfort dans l'Église. Celle-ci se préoccupa de leur sort. On créa donc, dans certaines villes, un quartier entouré d'un fossé avec un unique pont et une seule porte d'entrée. A l'intérieur de cet enclos, on trouvait de petites maisons individuelles, une chapelle, un hôpital, une infirmerie, un refuge pour les pèlerins. L'ensemble s'appelait béguinage. Comme la population était intriguée par ces femmes seules qui pratiquaient l'austérité, on les affubla du terme de "béguines", qui semble être emprunté au flamand beggen. Le béguinage de Bruges, remarquablement conservé, offre toujours aux visiteurs son OASIS de calme et de recueillement, et témoigne de la foi tranquille de ces femmes.

Béguinage

David Ben Gourion
DAVID BEN GOURION

Homme politique israélien, Ben Gourion (1886 - 1973), fut l'un des fondateurs et le premier chef de gouvernement de l'État d'Israël. Ses compatriotes lui gardent une profonde reconnaissance.

Le 14 mai 1948, au petit matin, des millions de Juifs ont allumé leur radio; une voix se fait entendre : "En vertu des droits historiques et nationaux du peuple juif et de la résolution de l'O.N.U.; nous proclamons l'établissement de l'État juif en Palestine et le nommons Israël." Pour les Juifs persécutés dans les camps nazis, pendant la Seconde Guerre mondiale, la déclaration de Ben Gourion fait couler des larmes de joie. Né en Pologne, David Grim est un des leurs. Il avait pris le pseudonyme de Ben Gourion, du nom d'un défenseur du temple de Jérusalem contre les Romains en 70/71. Sa détermination l'avait fait baptiser le "prophète armé". Ce Don Quichotte des temps modernes avait également décidé, à 50 ans, d'apprendre l'espagnol pour pouvoir lire le fameux roman de CERVANTÈS dans le texte. Mais, contrairement à son héros, Ben Gourion a réussi dans son entreprise, alors qu'à sa naissance, elle paraissait aussi irréalisable que celle du CHEVALIER de légende.


JEAN-BAPTISTE BERNADOTTE 1 référence trouvée
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Quelle destinée extraordinaire que celle de Jean Bernadotte, maréchal d'Empire en 1804, roi de Suède et fondateur d'une dynastie dont les descendants règnent encore aujourd'hui.

Destiné au métier d'avocat, Jean Bernadotte préfère à cette profession pacifique la carrière des armes. Son aspect séduisant lui vaut bien vite le surnom de "Belle Jambe" ! Mais, Belle Jambe avait gardé de l'ancienne époque des moeurs chevaleresques : lors de la prise de Lübeck par les armées françaises, il avait traité avec bonté et courtoisie 1.600 Suédois faits prisonniers dans la ville. Le roi de Suède, Charles XIII, n'ayant pas d'héritier, décida alors d'adopter ce brillant maréchal d'Empire. Bernadotte sut saisir sa chance. Il choisit donc de défendre les intérêts de sa nouvelle patrie. En 1813, il participa à l'alliance des pays européens contre NAPOLÉON et contribua à la défaite des armées françaises à Leipzig. A la mort du roi de Suède, en 1818, il lui succéda sous le nom de Charles XIV.

Jean-Baptiste Bernadotte

Claude Bernard
CLAUDE BERNARD

Physiologiste français, Claude Bernard (1813 - 1878) est né à Saint-Julien dans une famille de pauvres vignerons. Considéré comme le père de la médecine moderne, il inventa des méthodes qui font toujours autorité.

A 18 ANS, pour payer ses études, Claude Bernard s'emploie comme aide-pharmacien : son travail consiste à ranger les vieux fonds de pots qui traînent. Un JOUR qu'il veut jeter ces produits dangereux, le vieux pharmacien l'arrête et lui dit : "Ne les jette pas, cela servira à fabriquer la drogue miracle !". Cette aventure a peut-être donné au jeune Claude le désir de faire une médecine vraiment sérieuse. Professeur au Collège de France, il crée la méthode expérimentale : le savant doit faire des expériences et les répéter pour vérifier que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Ainsi en inoculant des maladies aux ANIMAUX, on peut observer le cheminement du mal et tenter de trouver des remèdes. A l'époque, les expériences du savant soulevèrent l'indignation de ceux qui jugeaient scandaleux ces sacrifices d'animaux. Et pourtant, avec PASTEUR, cette méthode allait sauver des millions de vies humaines...


HENRY BESSEMER 2 références trouvées

Henry Bessemer (1813 - 1898), savant anglais, découvrit le procédé qui permettait de fabriquer l'acier à bon marché, en insufflant de l'AIR dans de la fonte en fusion.

Bessemer était inventeur. Non pas quelqu'un qui passe ses loisirs à chercher de nouveaux procédés de fabrication, mais un inventeur de métier. Lors de la guerre de Crimée, en 1856, il présente aux services de l'artillerie française un projet d'obus à ailettes. Les artilleurs sont éblouis, mais ils avouent ne pas posséder de canons capables de tirer de tels obus. Bessemer ne se laisse pas décontenancer pour si peu : "Je vais vous en inventer un !" Pour construire ce nouveau canon, il découvre le procédé qui améliore la fonte en la transformant en ACIER. Ce nouvel ALLIAGE allait bouleverser l'industrie moderne. Les rails, les tours, les bâtiments, les armes furent fabriqués en acier, alors que jusque-là, on ne s'en servait que pour confectionner des ressorts de montres ! Bessemer devint fabuleusement riche, car, sur chaque tonne d'acier fabriquée, il lui revenait 25 francs. Ce fut un des rares inventeurs récompensés de leur vivant !

Henry Bessemer

Bidonvilles
BIDONVILLES

Dans les pays du Tiers Monde, des paysans, chassés des campagnes par la pauvreté et la famine, viennent s'installer dans les faubourgs des grandes villes en espérant trouver du travail. Ils vivent alors dans les logements misérables qu'on appelle les bidonvilles.

A Calcutta, par exemple, 3 millions d'habitants vivent dans les bidonvilles. Les plus heureux sont ceux qui ont trouvé du travail. Quand le mari rapporte à la maison 80 roupies par MOIS (60 NF), il faut d'abord en donner 25 environ pour louer une pièce faite de carton, de tôles et de bois dans laquelle s'entasse toute la famille. Avec le reste, on achète le BLÉ, le RIZ et le sucre pour les nombreux enfants. 1 litre de lait vaut une roupie ! Si les enfants sont malades, il n'est pas question d'appeler le médecin car la consultation vaut à elle seule 5 roupies. Ces pauvres gens, venus à la ville dans l'espoir d'y vivre heureux, sont réduits à une VIE terriblement pénible. Mais les bidonvilles n'existent pas seulement dans le Tiers Monde : des grandes villes occidentales, qui emploient une importante main-d'oeuvre étrangère, ont vu s'édifier des "faubourgs" semblables !


BILLET DE BANQUE 3 références trouvées

Feuille de papier sur laquelle une somme est inscrite, le billet de banque remplaça progressivement les pièces d'or et d'argent comme moyen de paiement.

Avant le XVIIe siècle, on payait, la plupart du temps, avec des pièces métalliques. Mais cela présentait de nombreux inconvénients : quand la somme à payer était importante, le nombre de pièces à transporter risquait de tenter les voleurs. En outre, les pièces pouvaient être rognées et il fallait les peser pour être bien certain de leur valeur. On attribue à un Suédois, Palmstruck, l'invention du billet de banque : en échange des pièces, le banquier délivrait un papier certifiant la somme reçue. Très vite, il s'aperçut que les gens ne venaient pas tous réclamer les pièces qu'il détenait. Il commença donc à émettre plus de billets qu'il n'avait d'or. L'opération était géniale, la monnaie de papier triomphait. Actuellement, un billet de 100 francs vaut à peine 10 centimes. Ce qui fait sa valeur, c'est la confiance que les gens qui le détiennent ont à l'égard de la Banque de France qui émet ces billets.

Billet de Banque

Otto von Bismarck
OTTO VON BISMARCK 3 références trouvées

Lors de la naissance de Bismarck (1815 - 1898) l'Allemagne n'était qu'une mosaïque de petits États divisés et rivaux. Bismarck réussit à les réunir et en fit l'État allemand. C'est grâce à lui que, le 18 janvier 1871, le roi de Prusse Guillaume 1er fut couronné, le premier, empereur d'Allemagne.

"Celui qui a la force pour lui va de l'avant !" Telle aurait pu être la devise de Bismarck. Il consacra sa VIE à réaliser l'unité de l'Allemagne contre la volonté des peuples qui la composaient. Une de ses tactiques préférées consistait à pousser l'adversaire à bout pour qu'il déclare la guerre. Les armées prussiennes, entraînées avec beaucoup de soin n'avaient plus alors qu'à entrer en action. Ainsi, en 1866, pour rassembler les Allemands, la Prusse devait éliminer sa rivale, l'Autriche. Bismarck déclara à son roi : "Nous marcherons sur les pieds de l'Autriche, nous lui demanderons ensuite qu'elle s'excuse, nous ferons tout pour qu'elle nous déclare la guerre." En 1870, la France tomba à son tour dans le piège du rusé chancelier. L'Allemagne fut marquée, dès sa naissance, par la personnalité de Bismarck. Il lui fallut 70 ans pour vaincre cette image du pouvoir et conquérir sa DÉMOCRATIE.


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Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011