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C (3/7) de  CHARLES QUINT  à  CHRISTINE DE SUÈDE
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Charles Quint
CHARLES QUINT 16 références trouvées

Charles Quint (1500 - 1558) se faisait une gloire de diriger un empire "sur lequel le SOLEIL ne se couchait jamais". Roi d'Espagne et des colonies d'Amérique du Sud, empereur du Saint Empire romain germanique, il fut le souverain le plus puissant du début du XVIe siècle.

A 18 ANS, le jeune Charles avait une santé fragile et les médecins lui donnaient d'ailleurs peu de temps à vivre. Et pourtant ! Maître d'un empire immense et ne disposant comme moyen de transport que de son CHEVAL, Charles Quint se rendit 7 fois en Italie, 4 fois en France, 2 fois en Angleterre, 2 fois en Afrique. Il séjourna 28 ans aux Pays-Bas, 18 ans en Espagne et 8 ans en Allemagne. Gros mangeur, ses repas duraient plusieurs HEURES. Les batailles qu'il livra, au roi de France en particulier, ne se comptent plus, tellement elles furent nombreuses. Charles Quint abdiqua en 1556 en faveur de son fils et se retira dans un monastère d'ermites. Dans une modeste maison entourée d'ORANGERS et de CITRONNIERS, il attendit avec terreur la venue de la mort. Les moines avaient d'ailleurs reçu l'ordre de prier JOUR et NUIT pour son âme.


CHARLES XII 1 référence trouvée

Roi de Suède en 1697 Charles XII (1682 - 1718) consacra sa VIE à la gloire, à la guerre et aux honneurs. Déclaré majeur en 1700, il inaugure son règne en battant le roi de Danemark, puis les Russes et enfin les Polonais.

Le 1er janvier 1708, Charles XII décide d'en finir avec Pierre le Grand, tsar de Russie. Il traverse la Vistule à peine gelée à la tête de 44.000 hommes. Mais Pierre le Grand choisit la tactique de la terre brûlée. Malgré la faim et le FROID, Charles continue d'avancer. Les OISEAUX tombent morts en plein vol, le VIN se change en bloc de GLACE, la salive se congèle dans la bouche ! Charles montre lui-même l'exemple du courage. Blessé au pied, il prend son couteau et retire la balle. Il en tombe évanoui. Le lendemain, pourtant, il se fait transporter dans une litière pour diriger la bataille. La litière fut soufflée sous lui. La bataille de Poltava (8 juillet 1709) s'achève en désastre pour les Suédois. Charles dut se réfugier dans l'empire turc. Parti de sa capitale le 24 avril 1700, il ne la reverra jamais.

Charles XII

Charrue
CHARRUE 3 références trouvées

Instrument qui sert à labourer la terre, la charrue se répandit en Europe occidentale à partir du VIe siècle. Son utilisation bouleversa la vie agricole.

Disposant d'un versoir, la charrue marquait un progrès considérable par rapport à l'ARAIRE : la terre n'était plus seulement grattée, mais retournée en profondeur et déversée. La charrue renouvelait le SOL. Elle permettait également de s'attaquer à des terres plus lourdes et d'étendre ainsi l'espace cultivé. Les longs sillons transformèrent les paysages de PLAINES. Le paysan féodal bénéficia rapidement de ce progrès technique. Aux environs de l'AN 1000, le paysan du village de Thiais devait fournir aux abbés de Saint-Germain-des-Prés 3 JOURS de travail par semaine au titre de la corvée. En 1250, il ne devait plus que 9 jours par an ! Le progrès technique avait permis de réduire la corvée de 156 jours par an à 9, pour faire le même travail. Même si ce furent surtout les riches paysans, au début, qui profitèrent de la charrue, celle-ci transforma peu à peu la VIE rurale.


CHÂTEAU FORT 4 références trouvées

Demeures des seigneurs féodaux, les châteaux forts, édifiés à partir du XIe siècle, étaient surtout conçus pour résister aux sièges. Sombres et peu confortables, ils étaient pratiquement imprenables.

Tout, dans le château, était prévu pour résister à de longs sièges : la cour intérieure pouvait accueillir les CHEVALIERS et leurs montures; des magasins permettaient de stocker vivres, fourrage et équipement pour plusieurs semaines; les murs, très épais, résistaient aux pierres lancées par les frondes géantes et les catapultes; des obstacles avancés et un système de doubles portes retardaient l'avance des assiégeants; du haut des créneaux, pierres et projectiles divers tombaient sur la tête des attaquants. Seuls la traîtrise, l'épuisement ou le manque de vivres pouvaient vaincre les défenseurs du château. Ainsi, en 1216, le château d'Odiham, en Grande-Bretagne, résista une semaine à une armée d'invasion française alors qu'il n'avait pour le défendre que 3 chevaliers et 10 sergents !

Château Fort

Chemin de Fer
CHEMIN DE FER 16 références trouvées

A partir de 1830, le chemin de fer commence à bouleverser les transports. En 1829, "la Fusée" de STEPHENSON remorquait, à 22 kilomètres à l'HEURE, un train de 90 tonnes. En 1850, un train express circulait à 72 kilomètres à l'heure entre Londres et Bristol.

A partir de 1840, une immense toile d'ARAIGNÉE commence à couvrir l'Europe occidentale. Partout, dans la fièvre, se construisent des lignes de chemin de fer. Ce nouveau moyen de transport inaugure l'Europe que nous connaissons. Les villes qui refusèrent de construire des gares pour accueillir ces "monstres mugissants" sombrèrent dans un irrémédiable déclin. Des régions se spécialisèrent dans une seule culture et l'expédièrent rapidement vers celles qui en avaient besoin. Des jeunes quittèrent les campagnes pour aller travailler dans les villes. Les journaux arrivèrent le JOUR même dans les provinces éloignées et modifièrent les vieilles coutumes ancestrales. Lorsqu'en 1852, le tsar emprunta le chemin de fer pour se rendre de Saint-Pétersbourg à Moscou, le patriarche refusa de bénir la voie ferrée. L'ÉCRITURE sainte disait en effet qu'avant la fin du monde, on irait sur des chars de FEU !


CHEVALERIE 28 références trouvées

Au début du Moyen Age, les seigneurs féodaux se livraient sans cesse à des rapines et à des violences. Ils avaient gardé de la religion païenne des rites mystérieux initiant à la VIE militaire. Très vite, l'Église eut l'ingénieuse idée de transformer ces rites païens en cérémonies religieuses.

L'adoubement était, pour le jeune seigneur, la cérémonie la plus éclatante de son existence, celle où on lui remettait solennellement son armure et où il devenait chevalier. Cette fête s'accompagnait de festins et de jeux guerriers, destinés à éprouver la force du jeune chevalier. L'Église chercha à donner un caractère moral à cette cérémonie : la veille, le jeune homme prenait un bain (chose exceptionnelle à l'époque !). Vêtu d'une robe de LIN ou de soie blanche incarnant la pureté, il priait dans la chapelle toute la NUIT. Le lendemain, après avoir reçu l'épée et les éperons, et entendu la messe, il prêtait serment de n'utiliser son arme que pour défendre les églises, les veuves, les orphelins et tous les serviteurs de Dieu. Comme, au Moyen Age, tous les habitants avaient une foi chrétienne exceptionnelle, le champ d'action du chevalier se trouvait singulièrement limité... s'il respectait son serment !

Chevalerie

Choléra
CHOLÉRA 5 références trouvées

Depuis la fin du XVIIIe siècle, la peste avait disparu d'Occident, mais d'autres épidémies ravageaient l'Europe : le choléra était particulièrement redouté.

Des rues étroites, des habitations humides et froides, des EAUX malsaines, des ventres affamés, une hygiène inexistante, une médecine défaillante, tous ces éléments rendaient les épidémies de choléra terrifiantes. De 1830 à 1837, l'Europe et l'Algérie sont touchées. En France, on compte 100.000 morts, dont 16.500 à Paris. On se dispute les cercueils et les corbillards. Un hôpital perd la moitié de ses malades. 100.000 personnes se lèvent chaque matin sans savoir ce qu'elles pourront manger dans la journée. L'épidémie éclatait souvent en ÉTÉ, pendant les périodes d'assèchement : les pauvres gens allaient se ravitailler en eau dans les canaux qui avaient servi à laver la vaisselle et le linge, et à baigner les enfants ! En quelques JOURS, des milliers de personnes mouraient. Il fallait alors désinfecter tous les vieux quartiers. Épidémie du pauvre, le choléra disparut avec l'amélioration de la nourriture et de l'hygiène. Mais il existe encore dans certains pays du Tiers Monde.


CHOUANS

Ce nom fut donné aux paysans de la Normandie, du Maine et de la Bretagne qui, lors des guerres de Vendée de 1793, et bien après celles-ci, s'opposèrent à la Révolution jacobine. Par extension, ce terme s'applique souvent aux Vendéens eux-mêmes.

Dans le bocage vendéen, les Bleus avancent par les sentiers creux, au milieu des haies et des arbres. Les Bleus, ce sont les soldats de la Révolution. Soudain, ils entendent des cris de CHOUETTE qui se répètent comme en ÉCHO. Puis brusquement, au détour d'un bosquet, c'est l'attaque aux cris de "Vive le roi", les Chouans, surnommés ainsi à cause du cri de la chouette qu'ils imitent, attaquent avec des fourches et des faux. Avant le combat, leurs armes ont été bénites par un prêtre. Sur leur poitrine figure l'emblème du Sacré Coeur de Jésus, et à leur cou, un chapelet. Pourquoi ces paysans misérables attaquent-ils ainsi la Révolution qui avait aboli les privilèges de la noblesse ? Très attachés à leurs prêtres, les Vendéens n'ont pas admis les mesures anticatholiques des révolutionnaires de Paris. Très attachés au roi, ils n'ont pu accepter son exécution. Ils vont ainsi combattre la Révolution qu'ils avaient bien accueillie.

Chouans

Christine de Suède
CHRISTINE DE SUÈDE 2 références trouvées
voir les 2 définitions

Reine de Suède qui abdiqua en 1654, après s'être convertie au catholicisme. Christine (1612 - 1689) fait partie des grandes femmes d'État qui, comme Elizabeth d'Angleterre et Catherine de Russie, dirigèrent leur pays avec ÉNERGIE et compétence.

Il faut constater que, du XVIe au XVIIIe siècle, les femmes jouèrent dans la VIE politique un rôle beaucoup plus important que de nos JOURS. Christine de Suède avait d'ailleurs reçu, dès sa jeunesse. une éducation virile : elle montait à CHEVAL comme un guerrier, se coiffait tous les 15 jours et portait des chemises souvent trouées. Elle avouait d'ailleurs une "aversion et une antipathie invincibles pour tout ce que font et disent les femmes". Sa conversion au catholicisme étonna l'Europe. Comme on l'interrogeait sur les raisons qui l'y avaient poussée, elle déclara avec humour : "Ici, à Rome, il n'y a que des malotrus, des scélérats, des bouffons, des fripons, des mendiants et des vauriens. Les papes que j'ai rencontrés n'avaient pas toute leur raison. Il faut donc bien que l'Église soit dirigée par Dieu !".


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Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011