Je Sais Tout ... La Mer Retour Menu  Accueil

B (2/3) de  BATHYSCAPHE  à  BOUÉE
Page précédente Pour passer au mode "FICHE" (seulement la ou les définitions d'un mot), cliquez sur le titre de la définition. Page suivante

Bathyscaphe
BATHYSCAPHE 4 références trouvées
voir les 2 définitions

Sphère d'ACIER fixée sous une coque remplie d'essence (plus légère que l'EAU), le bathyscaphe se comporte dans les profondeurs sous-marines comme un ballon libre dans l'ATMOSPHÈRE. Inventé par le professeur AUGUSTE PICCARD, cet engin permet d'explorer les plus grandes profondeurs.

La nacelle est étroite, glaciale, gluante d'humidité, baignée d'une sinistre lumière verdâtre : pourtant, pour y prendre place, les savants du monde entier accourent. C'est que, pour la première fois, le bathyscaphe permet d'observer la VIE sous-marine, à travers un hublot de forme tronconique. Jamais homme n'est descendu aussi profond. L'aventure, toutefois, avait mal commencé : le premier bathyscaphe n'était pas tout à fait au point et les plongées au large de Dakar, en 1948, avaient failli mal se terminer. Cependant, amélioré par Houot et Wilm, le bathyscaphe atteignit en 1954 4.000 mètres de profondeur. Et par la suite, avec le Trieste, conçu selon le même principe, Jacques Piccard, fils d'Auguste, et Donald Walsh se posèrent par 10.916 mètres de fond, le 22 janvier 1960, près des ÎLES Mariannes dans le Pacifique.


FRANCIS BEAUFORT 1 référence trouvée

Marin anglais, Francis Beaufort (1775 - 1857) fut engagé dans divers combats, fut blessé en Syrie, nommé inspecteur hydrographe puis promu contre-amiral. Il définit, en 1806, une échelle de la force des vents utilisée désormais par tous les marins.

Pas une ride ne trouble l'EAU, le VENT est nul, c'est la force 0 de l'échelle Beaufort. Puis une petite risée anime le plan d'eau, le voilier avance lentement : force 1. Par force 2 et 3, c'est le temps idéal des voiliers, par force 4, les dériveurs légers trouvent déjà que la brise est fraîche et, par force 5, les voiliers habitables ont changé de foc et pris un ris. A force 6, le vent a sérieusement fraîchi, et, à force 7, la plupart des voiliers ont regagné le port. Le coup de vent commence à force 8; la brise dépasse alors 55 kilomètres/heure et rares sont les voiliers et les équipages qui parviennent encore à faire route. A force 9, le vent hurle dans les gréements, la MER est très grosse, à TERRE un piéton a du mal à marcher contre le vent. La TEMPÊTE commence officiellement à force 10, la mer est blanche, les navires les plus gros sont à la cape. A force 11, le vent dépasse 90 kilomètres/heure. A force 12, c'est l'OURAGAN.

Francis Beaufort

Biscuit de mer
BISCUIT DE MER 1 référence trouvée

Sur les navires d'autrefois, il était difficile de conserver les vivres. Au cours des longues traversées, une galette très dure, le biscuit de mer, constituait un ÉLÉMENT de base de l'alimentation des marins.

"Le biscuit que nous mangions n'était pas du pain, avoue Pigafetta, compagnon de MAGELLAN, mais une poussière mêlée de vers qui en avaient mangé toute la substance." Et, lorsque le biscuit n'est pas ainsi transformé en miettes, c'est à peine mieux : cette galette est si dure qu'il faut la casser à coups de marteau, et la mettre à tremper pour obtenir une sorte de bouillie. Mais l'EAU que l'on puise au "charnier" grouille d'ANIMAUX, elle aussi et, comme le dit le chroniqueur, elle est "putride et puante". Dans les dures conditions qui président au premier tour du monde, les officiers ne sont pas mieux traités que les matelots. Magellan lui-même donne l'exemple : il se condamne à de plus grandes privations que le reste de l'équipage. Enfin, voici une TERRE, une BAIE où relâcher. Une équipe capture des CHÈVRES : ces vivres frais changeront un peu de l'éternel biscuit de MER.


BORDÉ, BORDÉE 3 références trouvées

"Le bordé" est une planche de la coque d'un navire en bois. "La bordée" désigne les hommes d'un même quart. "Lâcher une bordée" signifie faire partir simultanément toutes les pièces de canon d'un même bord. "Tirer une bordée" c'est faire une joyeuse descente à TERRE lors d'une escale.

Le futur navire de PÊCHE prend forme, dans le chantier. La robuste pièce de quille est élongée, et les membrures, véritables côtes du bateau, s'y insèrent. Déjà l'allure générale de la pinasse se dessine. Mais pour en faire un véritable navire étanche et robuste, le charpentier doit maintenant monter le bordé. Il a choisi et débité de longues planches de 15 centimètres de haut et de 3 centimètres d'épaisseur. Il va les placer les unes sur les autres pour vérifier que les tranches s'ajustent exactement. Il fixe ensuite chaque planche à la membrure. Tout l'art du CHARPENTIER DE MARINE va consister à choisir les planches, à veiller à ce que les embouts de deux bordés ne se chevauchent pas, à prévoir le gonflement du bois à l'humidité et enfin à glisser entre les planches le mince cordon d'étoupe qui assurera une liaison étanche.

Bordé, Bordée

Bosco
BOSCO 2 références trouvées

Le maître d'équipage, ou bosco, est le plus souvent un matelot sorti du rang, distingué par le capitaine pour son énergie et son autorité naturelle. Artisan habile, il est responsable des travaux de réparation dans la voilure et le gréement.

La voile bat dans un coup de roulis et le filin casse net : du chanvre gros comme le poignet, rompu comme une ficelle ! "A carguer la voile, crie le lieutenant. Et faites venir le bosco." Celui-ci est déjà là : le bruit l'a fait monter sur le pont. Calmement, il sort la trousse où il range ses outils. Il enfile la paumelle, gantelet de cuir qui lui évitera de se piquer la paume de la main. Il choisit l'aiguille triangulaire qu'il conserve dans l'huile. Il prépare le filin neuf, qu'il va relier par une épissure à l'écoute métallique. Assis en tailleur sur le pont de lattes de bois, le bosco saisit le filin. Lentement, il le malaxe entre ses doigts habiles, en éprouve la texture, lui parle même. Il défait les torons de chanvre et d'ACIER et, à l'aide de son épissoir, il glisse l'acier sous le chanvre. Peu à peu, avec des gestes patients et mesurés, il marie les deux filins. Enfin, la voile peut être rehissée avec son écoute neuve. Le bosco range ses outils.


BOTTER

Navire de PÊCHE ou de charge, le botter était un bateau à fond plat utilisé sur le Zuiderzee, véritable mer intérieure de la Hollande. Muni de lourdes dérives latérales, il était gréé d'un mât basculant équilibré par un contrepoids.

Tout est paré pour la régate qui, chaque ÉTÉ, oppose sur le Zuiderzee les derniers botters. Les équipages, passionnés, ont préparé les bateaux, respectant, au détail près, le gréement du siècle dernier; et les longs pavillons en forme de flamme flottent au sommet des mâts. Aujourd'hui, souffle une bonne brise qui soulève de courtes VAGUES jaunes de SABLE. Les marins s'arc-boutent sur les lourdes barres, s'affairent à border les énormes voiles de toile brune. A virer ! Un groupe de costauds s'emploie à monter l'une des dérives, à baisser l'autre, un équipier adroit accompagne l'unique écoute de foc, qu'il faut s'empresser de reprendre et tendre sur l'autre bord. L'étrave ronde repousse un gros bourrelet d'EAU. Le botter, dans toute sa gloire, laboure la MER comme il y a 100 ANS.

Botter

Bouée
BOUÉE 4 références trouvées

Construction flottante amarrée à poste fixe, la bouée signale un danger, BALISE un chenal, annonce l'approche d'un port. La couleur des bouées, la forme de leurs voyants indiquent la nature et la localisation du danger. Certaines portent des feux, émettent des signaux SONORES.

Les hommes du baliseur ont eu bien du mal, hier, à mettre en place la bouée neuve qui se balance seule, maintenant, sur la MER. Toute pimpante de rouge et de blanc, elle est venue du port sur le pont du navire. Et là, il a fallu tous les efforts et l'adresse des hommes pour soulever ses 15 tonnes et la mettre à l'EAU, malgré la HOULE, à l'endroit exact porté sur la CARTE MARINE. Maintenant, la bouée se dandine, fière de son importance. Elle n'a pas l'air grosse, vue du pont d'un navire : pourtant elle mesure 20 mètres de haut, et il faut un bloc de 5 tonnes et une forte chaîne pour la tenir en place. Une bonbonne de gaz alimente le FEU scintillant. Lorsque la bouée oscille sur la houle, l'AIR entre par une ouverture puis est refoulé à la VAGUE suivante : il s'échappe alors par un sifflet; par temps de BRUME les navigateurs se guident sur ce son.


Page précédente Pour passer au mode "FICHE" (seulement la ou les définitions d'un mot), cliquez sur le titre de la définition. Page suivante

Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011