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C (4/5) de  CONVERGENCE DE FORME  à  CRUE
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Convergence de forme
CONVERGENCE DE FORME

Mécanisme biologique qui conduit des espèces animales ou VÉGÉTALES très différentes, mais amenées à vivre dans un même milieu, à adopter pour certaines fonctions des formes similaires.

La Fontaine aurait pu en faire une fable qu'il aurait intitulée La GRENOUILLE, le CROCODILE et l'HIPPOPOTAME... Trois créatures bien différentes : la première est un BATRACIEN qui se nourrit d'INSECTES, la deuxième un REPTILE pour qui tout ce qui bouge est bon à dévorer, la troisième un mammifère herbivore. Un JOUR, elles se rencontrèrent au coin d'un nénuphar, et se découvrirent une ressemblance : toutes 3 possédaient, sur le sommet de la tête, de gros yeux en relief qui leur permettaient de guetter à fleur d'EAU. Ce ne sont pas des cas uniques de convergence de forme. La patelle est un mollusque, un ANIMAL au corps mou, la balane un CRUSTACÉ, abrité dans une cuirasse. Mais l'un comme l'autre possèdent, pour bien s'accrocher aux rochers battus par les VAGUES auxquels ils se fixent, un moyen identique : une sorte de carapace calcaire en forme de chapeau chinois...


COQUILLAGE 12 références trouvées
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Mollusque pourvu d'une coquille. Les espèces de coquillages sont très nombreuses. Elles comprennent des ANIMAUX minuscules et des géants comme le bénitier qui peut mesurer plus d'un mètre de long et peser jusqu'à 300 kilos.

La femme ceylanaise s'approche de l'éventaire de son marchand de THÉ habituel, passe sa commande et, en même temps, tire d'un sac une série de coquillages enfilés le long d'une fine cordelette. Avec une dextérité surprenante le marchand égrène les coquillages : le compte y est... Cette scène se déroulait régulièrement voici à peine plus de 150 ANS sur les marchés de nombreux pays baignés par le Pacifique et l'OCÉAN Indien. Très longtemps, des coquillages rares, auxquels les EAUX chaudes confèrent des couleurs remarquables, y ont tenu lieu de monnaie. L'usage s'était même répandu parmi des Indiens d'Amérique. Cela n'allait pas toujours sans inconvénients. Ainsi, les membres de certaines tribus acceptaient en paiement des espèces de coquillages mais en refusaient d'autres. De sorte qu'avant de partir faire son marché il était bon de s'assurer que l'on possédait bien une série des coquillages voulus.

Coquillage

Courant de Humbolt
COURANT DE HUMBOLT 2 références trouvées

Courant de l'OCÉAN Pacifique qui longe les côtes sud-américaines en direction sud-nord. Alimenté en grande partie par des eaux remontant des profondeurs de l'océan, ce courant froid favorise une intense vie marine.

En 1796, lorsqu'il arrive à Paris, ALEXANDRE VON HUMBOLDT a 27 ANS et déjà une solide réputation scientifique. Né à Berlin, il s'est lié avec les plus grands savants du monde entier. Bientôt, ses travaux, fruits de ses observations au cours d'innombrables voyages et expéditions, feront de lui l'homme le plus célèbre d'Europe après NAPOLÉON. Entre-temps, il a acquis une vision globale des phénomènes géographiques et climatiques. Ainsi, pour von Humboldt les épais BROUILLARDS qui règnent sur les côtes sud du Pérou et les PLUIES diluviennes qui s'abattent régulièrement sur l'Equateur, plus au nord, ne sont pas le fait du hasard : le COURANT MARIN FROID découvert au large de la côte en est la cause. Son nom sera donné à ce courant qui, entretenant une VIE intense dans le Pacifique Sud, assure l'existence de millions d'OISEAUX marins, lesquels fournissent le GUANO que von Humboldt contribuera à introduire en Europe.


COURANTS MARINS 35 références trouvées
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Masses d'eau souvent considérables, plus chaudes ou plus FROIDES que celles qui les entourent, qui se déplacent en surface ou en profondeur, parfois sur de très grandes distances, dans les MERS et les OCÉANS du globe.

Vingt ANS après la découverte du CONTINENT américain, quantité de navires venus d'Europe franchissaient l'Atlantique en direction de ce pays fabuleux qui deviendra les Etats-Unis d'Amérique. Un JOUR de 1513, PONCE DE LÉON, un navigateur espagnol, longe la côte de Floride avec son trois-mâts lorsqu'il fait une constatation stupéfiante : son bateau recule par rapport à la côte. Or l'étrave du voilier fend l'EAU, soulevant de l'écume de part et d'autre, comme s'il avançait ! Ponce de Léon rassure ses marins, qui voyaient là un signe maléfique : ce phénomène, leur explique-t-il, était certainement dû à l'existence d'un fort courant marin. L'affaire était oubliée lorsqu'en 1769, BENJAMIN FRANKLIN remarqua que les bateaux des postes britanniques mettaient plus longtemps pour aller de Falmouth, en Angleterre, à New York, que pour en revenir. Le grand savant américain étudia ce phénomène et découvrit ainsi le GULF STREAM.

Courants Marins

Cratère Météoritique
CRATÈRE MÉTÉORITIQUE 1 référence trouvée

Excavation de profondeur variable provoquée en divers points de la Terre, de la LUNE et des PLANÈTES comme Mars et Mercure, par la chute de météorites de composition variable, mais souvent métallique.

Pour les COW-BOYS qui acheminaient leurs troupeaux à travers l'Arizona, Coon Butte avait toujours été un point de repère. Coon Butte désignait un énorme trou dont les bords s'élèvent à une quarantaine de mètres au-dessus de la PLAINE, profond de plus de 200 mètres, et mesurant quelque 1.200 mètres de diamètre. Ils savaient aussi, ces cow-boys, que dans un large périmètre autour de Coon Butte, il n'y avait qu'à se baisser pour ramasser des morceaux de nickel et de fer. Un jour du siècle dernier, des savants s'intéressèrent à cette mystérieuse excavation. Aujourd'hui beaucoup sont convaincus que Coon Butte, appelée depuis Meteor Crater, a eu pour origine la CHUTE de la plus grosse MÉTÉORITE jamais tombée sur la TERRE; et qu'à plusieurs centaines de mètres dans le SOL, doit se trouver un énorme bloc de fer et de nickel pesant au moins un milliard de kilos !


CRATÈRE VOLCANIQUE 14 références trouvées

Sorte d'entonnoir créé par une éruption volcanique, au fond duquel débouche la CHEMINÉE par laquelle jaillissent les gaz ou la LAVE, ou les deux, provenant des profondeurs de la terre.

Le 28 août 1883, vers midi, l'obscurité tombe brusquement sur Bandoung, en Indonésie : les habitants doivent allumer des lampes pour s'éclairer. Alors seulement les gens font une relation avec la formidable explosion inexpliquée, entendue dans la matinée. Que s'est-il passé ? Ceci : à 240 kilomètres de là, l'ÎLE de Krakatoa, haute de près de 500 mètres, a explosé sous l'effet de la plus fantastique ÉRUPTION VOLCANIQUE de l'histoire. A sa place il s'est formé sur le fond de l'OCÉAN un cratère de plus de 300 mètres de profondeur. La puissance de cette explosion a pulvérisé les matériaux qui composaient l'île et les a projetés à 30 kilomètres d'ALTITUDE ! Cette poussière a occulté le SOLEIL à Bandoung. Ensuite elle s'est diluée dans l'ATMOSPHÈRE. Pendant de longues semaines elle continuera de tourner autour de la TERRE, donnant lieu, en Europe notamment, à des couchers de soleil d'une féerie qui ne s'est jamais plus vérifiée depuis.

Cratère Volcanique

Crevasse
CREVASSE 6 références trouvées

Fente ouverte dans l'épaisseur d'un GLACIER, soit longitudinalement, soit transversalement : lorsque ses 2 bords sont reliés par un pont de neige, la crevasse devient invisible et présente un grave danger pour l'alpiniste.

25 novembre 1955. Louis Lachenal, un grand alpiniste, vainqueur, avec Maurice Herzog et Gaston Rebuffat, de l'Annapurna, un "8000" de l'Himalaya, entend descendre la VALLÉE Blanche à skis. Il veut prouver que cet itinéraire qu'il connaît bien est praticable en toutes SAISONS et par tous les temps. Un autre grand guide chamoniard l'accompagne : Jean-Pierre Payot. Dans le VENT glacial, tous 2 sortent de la gare du téléphérique : la vallée Blanche s'étend à leurs pieds. Louis Lachenal s'élance le premier. Jean-Pierre Payot le suit à quelques dizaines de mètres. Soudain, dans un bruissement de NEIGE Payot voit son compagnon disparaître. Malgré son énorme expérience, Louis Lachenal est tombé dans une profonde crevasse traîtreusement ouverte dans l'étendue GLACÉE. La MONTAGNE s'était vengée des victoires que le grand guide avait remportées sur elle.


CRISTAL 3 références trouvées

Substance généralement solide, plus ou moins transparente, composée d'ATOMES rangés de façon toujours identique pour un même matériau. Les grains de sel de cuisine sont faits d'un assemblage de cristaux cubiques.

Un geste maladroit qui conduit à une grande découverte : c'est l'aventure qui est survenue à René Haüy (1743 - 1822). Un JOUR de 1785, René Haüy, qui se passionne pour les cristaux, examine à la loupe un petit bloc de spath, un MINÉRAL dont certaines variétés sont très appréciées par les collectionneurs. Soudain, le spath lui échappe des mains, tombe et éclate en mille morceaux. René Haüy les recueille et examine attentivement chacun de ces fragments. Il découvre alors que tous sont composés de grains ayant exactement la même forme. Brisant d'autres cristaux, il constate qu'ils sont également faits de grains de formes différentes selon la matière qu'ils composent, mais tous identiques pour une même matière. Cette découverte fera de René Haüy le "père" de la cristallographie et lui vaudra d'être admis à l'Académie des sciences.

Cristal

Crue
CRUE 5 références trouvées

Augmentation importante du débit d'un cours d'eau. Les crues des fleuves peuvent être provoquées par la fonte accélérée de la neige des MONTAGNES, ou par des pluies trop abondantes.

"C'est la faute à la COMÈTE !". Ainsi s'exclament les Parisiens qui, pendant le MOIS de janvier 1910, se rendent à leurs occupations en bateau. La crue de la Seine atteint cette année-là un niveau record. Le FLEUVE mesure 8,32 mètres de profondeur contre 2,20 mètres d'ordinaire ! Son lit ne peut contenir toute cette EAU. La Seine déborde et vient battre les marches de la gare Saint-Lazare, à 2 kilomètres de ses rives ! Or, la comète de Johannesburg traverse le CIEL à ce moment-là et on l'accuse de ce désastre. Pour les spécialistes du débit des fleuves, l'explication est toute différente. Après de fortes CHUTES de NEIGE sur le PLATEAU de Langres, où la Seine prend sa SOURCE, la température a monté soudain de plusieurs DEGRÉS. La neige fond en même temps que tombent des PLUIES torrentielles. Si bien que la Seine, qui charrie normalement 150.000 litres d'eau à la seconde, en roule 10 fois plus !


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Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011