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T (3/3) de  TRANSFUSION  à  TUYÈRE
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Transfusion
TRANSFUSION 2 références trouvées

Opération qui consiste à injecter du sang dans les veines afin de remplacer celui qui a été perdu à la suite d'un grave accident ou d'une intervention chirurgicale importante.

Vers 1660, des médecins essaient de remplacer le SANG perdu par un blessé par du sang prélevé sur un AGNEAU. Dans l'esprit des médecins, il ne devait pas exister de différence entre le sang humain et le sang ANIMAL et cette erreur coûta la VIE à plusieurs patients. Plus tard des médecins essayèrent de donner à des blessés du sang de sujets bien portants. Le procédé sauvait parfois le patient, mais souvent aussi il provoquait sa mort, sans que l'on sût pourquoi. En 1901, l'Autrichien Karl Landsteiner perce le mystère et découvre d'une part que tous les humains n'ont pas le même sang et d'autre part qu'il existe quatre grands groupes sanguins : A, B, O et AB. Un blessé appartenant par exemple au groupe A ne peut pas recevoir du sang d'une personne appartenant au groupe B sous peine de mort. Mais, par contre, il peut recevoir dans ses VEINES du sang du groupe A. Désormais la transfusion sanguine sauve chaque JOUR des milliers de vies humaines dans le monde.


TRANSISTORS 2 références trouvées

Pièce généralement minuscule, faite d'un ALLIAGE métallique spécial, qui possède la propriété d'amplifier un courant électrique pour une consommation minime d'électricité.

Dans un vacarme caractéristique, la grande bétonnière déverse le béton qu'elle vient de fabriquer et qui servira à la construction d'un mur. Imaginez maintenant qu'un esprit malicieux jette dans ce béton une pincée d'une poudre mystérieuse et que le mur qui en sera fait se révèle transparent comme du verre ! Impossible avec du béton, ce prodige se vérifie en ÉLECTRONIQUE avec le transistor, une petite barre en germanium ou en silicium. Normalement, ces deux métaux sont très mauvais CONDUCTEURS d'ÉLECTRICITÉ. Mais, si on mêle à ces métaux une part d'arsenic pour dix millions de parts de métal, ils se métamorphosent. Non seulement ils laissent passer l'électricité, mais encore, ils amplifient considérablement le courant électrique qui leur est confié. Inventé en 1949 par les Américains W. Shockley et J. Bardeen, le transistor a permis de construire d'une part des RADARS et des ORDINATEURS très perfectionnés et d'autre part des postes radio portatifs qui fonctionnent avec de simples piles.

Transistors

Transmutation
TRANSMUTATION

Modification de la nature profonde d'un élément de façon à obtenir un élément différent en jouant sur la composition de ses ATOMES.

Tenant dans une main un livre aux pages couvertes de formules magiques et de l'autre une lourde cuiller en fer, l'alchimiste se penche sur un chaudron dans lequel bouillonne une épaisse mixture. Nous sommes au Moyen Age. L'homme cherche à découvrir la pierre philosophale qui transformera, dit-on, tous les métaux en or pur. Les alchimistes ne réussiront jamais la transmutation de métaux en or, ni d'ailleurs en quoi que ce soit. Il faudra attendre 1919 pour que soit menée à bien la transformation d'un ÉLÉMENT en un élément différent. Cette année-là, Lord Rutherford bombarde de l'AZOTE enfermé à l'intérieur d'une éprouvette à l'aide de rayons que le RADIUM émet naturellement. Lorsque le bombardement est terminé, il n'y a plus d'azote dans l'éprouvette mais de l'HYDROGÈNE et de l'OXYGÈNE ! Pour la première fois, l'homme vient de réussir une transmutation. Depuis, des savants américains ont réalisé le rêve des alchimistes : voici quelques ANNÉES, ils ont effectivement transformé du mercure en or !


TRÉPAN 2 références trouvées

Outil de forage, généralement pétrolier, composé de lourdes roues dentées qui broient le sol dans lequel elles s'enfoncent, quelle que soit sa consistance.

Au pied d'une grande tour métallique, des hommes casqués s'affairent dans le vacarme assourdissant d'un puissant moteur et parmi des grincements de métal torturé. La tour de forage est un derrick et les hommes casqués sont des pétroliers. Le moteur imprime un mouvement de rotation à un tube en ACIER qui plonge à la verticale dans le SOL. Ce tube,long d'une dizaine de mètres, est le dernier d'une longue chaîne de tubes semblables vissés les uns au bout des autres et qui peut mesurer jusqu'à 2.500 mètres. A l'extrémité de cette chaîne de tubes qui tourne tout d'un bloc se trouve le trépan, outil qui mord et ronge le sol grâce à ses roues aux dents en acier très dur. Parfois, lorsque le trépan rencontre une couche très résistante, des GRANITES, par exemple, ses dents s'usent et le forage n'avance plus. Il est alors remonté et remplacé par un trépan dont les dents sont garnies de fines PARTICULES de DIAMANT, car le diamant a raison de la roche la plus dure.

Trépan

Tube Électronique
TUBE ÉLECTRONIQUE 3 références trouvées

Dispositif à l'intérieur duquel sont produits des flux d'électrons auxquels on fait contrôler, amplifier ou modifier des courants ou des ONDES électriques.

C'est une révolution que provoque en 1900 le physicien britannique William Crookes. A l'époque, on sait que, si l'on applique un courant ÉLECTRIQUE à deux électrodes de métal placées à chaque extrémité d'un tube en verre presque vide d'AIR, le tube s'éclaire faiblement. Des ÉLECTRONS qui s'échappent de l'une des électrodes et s'enfuient vers l'autre bousculent au passage les ATOMES de l'air et les rendent luminescents. Mais William Crookes découvre que, s'il promène un AIMANT le long du tube, le jet de lumière qui va d'une électrode à l'autre se contorsionne à volonté. Cela prouve que ce jet d'électrons peut être domestiqué, amené à accomplir un travail. C'est ce que réussira John Fleming puis, mieux encore, Lee de Forest, en 1907, en réalisant une lampe d'une grande efficacité, ancêtre du tube ÉLECTRONIQUE moderne. Sans cesse perfectionné depuis, ce tube fait accomplir aux électrons des prouesses extraordinaires dans les domaines de la TÉLÉVISION, de la radio et des ORDINATEURS.


TURBINE 4 références trouvées

Dispositif métallique composé de pales fixées sur un axe central. Les pales reçoivent de l'ÉNERGIE sous diverses formes et la communiquent à l'axe.

Lorsqu'il a entendu dire que, si les turbines venaient à disparaître, nous reviendrions 200 ANS en arrière et serions privés de la plupart des machines et appareils que nous connaissons, Jean-Louis n'en croyait pas ses oreilles. C'est pourtant vrai, car c'est à des turbines actionnées par de l'EAU ou de la vapeur, et reliées à des génératrices, que nous devons la plus grande partie de l'ÉLECTRICITÉ que nous utilisons. La plupart des navires modernes sont animés par des turbines à vapeur reliées aux arbres des hélices. Les gros avions de transport ne voleraient pas sans turbines. Avant de s'enfuir, l'AIR chaud qui s'échappe des chambres de combustion des TURBORÉACTEURS actionne des turbines. Celles-ci sont reliées aux compresseurs qui assurent l'alimentation du moteur en air frais. C'est grâce à des turbines que le turbotrain réalise des liaisons rapides entre les grandes villes.

Turbine

Turbofan
TURBOFAN

Type de turboréacteur perfectionné qui équipe les gros avions à réaction modernes.

Élégante, racée, la Caravelle prend son élan sur la piste et décolle dans un bruit assourdissant. Derrière elle, un Airbus décolle à son tour. Celui-ci est beaucoup plus gros que la Caravelle et emporte 300 passagers, contre à peine 100 dans la Caravelle. L'Airbus vole plus vite, mais le bruit que font ses moteurs est si faible que cet avion semble silencieux par rapport à la Caravelle. Cette différence provient de ce que l'Airbus est propulsé par des turbofans, alors que la Caravelle est équipée de TURBORÉACTEURS. A l'entrée du réacteur, le turbofan est équipé d'une hélice à 40 ou 50 pales. La moitié inférieure de cette hélice envoie un supplément d'AIR vers le compresseur du réacteur. La moitié supérieure se visse dans l'air comme une hélice ordinaire, et contribue à propulser l'avion. En outre, l'air que brasse cette hélice est renvoyé vers l'arrière. Ces grandes quantités d'air étouffent dans une large mesure le bruit du réacteur. Le turbofan augmente l'efficacité du réacteur et réduit sa consommation de CARBURANT.


TURBORÉACTEUR 3 références trouvées

Moteur d'avion dont le fonctionnement repose sur la brusque détente d'un jet d'air fortement comprimé, mélangé à du carburant et enflammé.

"Il faut abandonner l'hélice. La vitesse, en AVIATION, est un facteur de sécurité. Pour cela, il n'existe qu'un seul moyen : la réaction." Ainsi s'exprimait l'ingénieur français René Lorin. En 1908, à une époque où les avions à hélice volaient péniblement à 75 kilomètres à l'HEURE ! Aujourd'hui, l'avion à réaction a conquis le monde. Un bon exemple de la réaction est le ballon que vous gonflez et que vous lâchez dans l'AIR, embouchure ouverte. L'air s'enfuit violemment par cette ouverture, et sa détente propulse le ballon. Dans le turboréacteur, l'air est aspiré par l'avant d'un gros tube, comprimé par les pales d'un compresseur et rejeté vers l'arrière. Entre-temps, du CARBURANT est ajouté à cet air fortement comprimé. Le mélange est enflammé par une bougie. Il se détend avec violence vers l'arrière et chasse la machine vers l'avant. René Lorin avait raison : l'abandon de l'hélice a fait passer de 700 à 3.000 kilomètres à l'heure la vitesse des avions et accru leur sécurité.

Turboréacteur

Tuyère
TUYÈRE

Partie terminale d'un moteur de fusée, par laquelle s'enfuient les gaz à très hautes température. La tuyère sert également de gouvernail.

Toutes les AUTOMOBILES possèdent un tuyau d'échappement par où s'enfuient les gaz brûlés. Sur une fusée, le tuyau d'échappement s'appelle la tuyère. Très courte et évasée, la tuyère se trouve juste à la sortie de la chambre où se produit la réaction du COMBURANT et du CARBURANT. Cette réaction très violente émet des gaz qui se trouvent portés à 2.300 °C. Aucun métal ne résiste à cette température. C'est pourquoi les tuyères des grandes fusées spatiales doivent être refroidies par un réseau très dense de fines canalisations dans lesquelles circule l'HYDROGÈNE liquide à - 254 °C, avant de gagner la chàmbre de combustion. En passant dans ces canalisations, le liquide très FROID empêche les parois de la tuyère d'atteindre une température trop élevée. La tuyère des grandes fusées sert également de gouvernail : en s'inclinant d'un côté ou d'un autre, elle contraint les gaz à s'enfuir dans la direction voulue et modifie ainsi la course de la fusée.


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Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011