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TitreHypérion     AuteurDan SIMMONS     GenreS-F


Les Livres

Les Couvertures
Toutes les couvertures
01 -Hypérion(1989)- n° 5578 [Tome 1]
02 -Hypérion(1989)- n° 5579 [Tome 2]
> Prix : - HUGO 1990 - LOCUS (SF) 1990 - "COSMOS 2000" 1992
03 -La Chute d'Hypérion(1990)- n° 5580 [Tome 1]
04 -La Chute d'Hypérion(1990)- n° 5581 [Tome 2]
> Prix : - LOCUS (SF) 1991 - BRITISH SF 1992
05 -Endymion(1995)- n° 5681 [Tome 1]
06 -Endymion(1995)- n° 5751 [Tome 2]
07 -L'Éveil d'Endymion(1997)- n° 5682 [Tome 1]
08 -L'Éveil d'Endymion(1997)- n° 5760 [Tome 2]
> Prix : - LOCUS (SF) 1998

L'Histoire par Walter MARINELLA   le 11/10/1998.

2862 : Meina Gladstone est une femme très occupée, présidente de la Pangermie, elle a la charge de deux cent mondes, soit quelques dizaines de milliards d'individus; de plus, les temps ne sont plus à la fête : les Extros, humains dégénèrés qui vivent en essaims aux confins de la galaxie menacent d'attaquer le Retz (l'ensemble des mondes reliés entre eux par des portes de distransportations instantanées), le Technocentre qui sont les Intelligences Artificielles qui permettent au Retz de fonctionner en gérant l'Infosphére et les Portes Distrans, eux veulent faire sécession afin de créer leur propre Dieu.
De plus, elle doit aussi composer avec les Chevaliers du Muir, écologistes fervents dont les desseins restent flous et l'Eglise de l'Expiation Finale qui prédit une fin du monde imminente avec l'arrivée du Gritche, leur dieu exterminateur qui sortira des Tombeaux du Temps, un énigmatique ensemble d'artefacts venus du futur, sans compter toutes les petites rebellions habituelles.
Malgré tout cela, la présidente du Retz ne semble s'intéresser qu'à une chose : sept pèlerins qu'elle a envoyés sur une planète perdue nommée Hypérion.
Drôles de pèlerins en vérité : le premier est un prêtre qui porte un cruciforme maudit, le second est un poête ivrogne dont le but est de finir ses cantos afin de déclencher l'apocalypse, le troisième est un érudit juif en perpétuelle discussion avec Dieu et dont la fille rajeunit chaque jour, le quatrième est un glorieux soldat à la recherche de son amour virtuel afin de la tuer, le cinquième est une détective privée qui transporte l'essence de son amant, une créature mi-humaine mi-Intelligence Artificielle dans un recoin de son cerveau, le sixième est un mystérieux Templier, enfin le septième est un consul de la Pangermie chez qui la traîtrise est une seconde nature.
Mais surtout, ils sont le dernier espoir de survie de l'humanité.


Mon Avis par Walter MARINELLA   le 11/10/1998.

Le pavé SF des années 90.

Même s'il n'est pas un véritable auteur de Science-Fiction, Dan SIMMONS est d'abord un grand écrivain. Les Cantos d'Hypérion (soit "Hypérion" et "La Chute d'Hypérion") sont d'abord une formidable histoire avec une trouvaille à chaque paragraphe.
Même des trames de SF usés comme la lutte entre l'homme et la Machine sont ici relookés et retrouvent une nouvelle jeunesse.

Tous les thèmes récurrents de SF sont ici abordés. Pour ma part, j'ai adoré l'idée d'un dieu empathique se réfugiant dans le passé. Mais la grande qualité du livre sont les personnages, ici pas de héros omniscient, chaque protagoniste ayant la même importance dans le fil de l'histoire.

Il existe une suite nommée Endymion qui se déroule deux cents ans plus tard. L'histoire est plus classique, mais là aussi, le talent d'écrivain fait la différence, la fin de la saga étant "L'Éveil d'Endymion" dont je parlerais ultérieurement.



Votre Avis


par Sylvain JULIEN   le 28/02/2000.
Le premier livre du cycle est à lire absolument. C'est de loin le meilleur et certainement un best-seller du genre.
Le Gritch est réellement l'invention la plus originale de l'auteur, mais ce dernier a en outre l'avantage d'user des ingrédients "classiques" de la SF avec talent.

Les suites de ce volume sont sans doute moins palpitantes tout simplement parce que le récit semble perdre de ce feu sacré qui alimente le premier tome. Néanmoins, le second rassasie la curiosité du lecteur (un peu à la manière d'un excellent soufflé sorti du four et refroidissant sur la table, mais bon).

Pour les autres je pense qu'on peut s'en passer... A chacun de voir.



par Laurent BOISSY   le 10/09/2000.
Voilà un livre de SF caricatural au dernier stade. Je le classerais dans les livres :"on adore/on n'aime pas".
Moi j'ai eu l'impression de lire une sitcom S-F avec de vraies-fausses bonnes idées (à part le Gritch).

Comme j'étais le seul à pas avoir aimé, je l'ai relu et cette fois je l'ai fini !
Tout compte fait, le scénario est très original et je comprend l'engouement que ce roman a suscité. Cependant j'ai aussi compris pourquoi je n'accroche pas du tout (parce que j'ai eu toutes les peines du monde à aller jusqu'au bout, encore cette fois-ci).

Les personnages manquent de contenance. Ils ne sont que très sommairement décrits, la psychologie est basique (on en apprend le minimum utile à l'histoire). Ces personnages ne sont ni attachants, ni détestables, juste des éléments de l'histoire comme un VEM ou une porte distrans : ils sont nécessaires, mais ne sont pas centraux. Cela provoque une distance par rapport à l'histoire et je n'avais vraiment rien à faire de ce qui pouvait leur arriver.
Voilà pourquoi je n'aime pas Hypérion.
En plus, il faut se taper 3 volumes introductifs avant qu'il leur arrive quelque chose.



par Gaëlle VADI   le 21/01/2002.
J'ai bien aimé le cycle d'Hypérion même si ma préférence reste au premier opus. On ne retrouve pas dans la suite autant de poésie et de finesse.

Il est vrai que l'abord de ce monde est difficile car Simmons ne nous "mâche" pas le travail : il n'explique ni les néologismes ni le fonctionnement de cet univers. Chacun est appelé à se familiariser petit à petit avec ces nouvelles règles du jeu et je pense que cela pourra paraître rébarbatif à beaucoup.

Les tomes qui suivent Hypérion sont moins intimistes et perdent un peu de la force évocatrice du premier.
Ils restent cependant agréables à lire, ménageant des surprises jusqu'à la fin.
J'ai tout de même trouvé quelques passages de "l'éveil d'Endymion" longuets mais ils sont vite oubliés car la fin est d'une intensité dramatique extrême.



par NoRSfall   le 05/08/2002.
J'ai adoré le cycle d'Hypérion (4 volumes dans l'édition Robert Laffont).
Les 2 sous-cycles "Hypérion" et "Endymion" se terminent à chaque fois par un véritable feu d'artifice préparé par ce que d'autres appelleront des passages trop lents/longs, mais qui permettent au lecteur de se plonger dans cet univers à la fois magique et impitoyable, de vivre les aventures des personnages et de vibrer avec eux.



par Sean ULRICH   le 02/09/2002.
La particularité de ce récit est qu'il a été monté par une personne ayant des références littéraires aussi différentes qu'enrichissantes.
Hypérion est un mélange culturellement bien mené et les citations des poèmes de Keats vont dans ce sens.
Il s'agit ici d'une science-fiction noble qui pousse à la réflexion sur bien des domaines tel que la religion, le rapport au pouvoir, la place de la cyberculture et de l'intelligence artificelle dans un monde tel que pourrait être notre futur.

Une seul ombre au tableau, les références historiques qui décevraient plus d'un par leur manque de lucidité et de rapport avec la réalité actuelle.

Hypérion n'est pas qu'un titre, c'est de l'aventure et de la réflexion tel que devrait être le grand art.



par Fabrice ROY   le 18/11/2002.
Voilà tout simplement l'un des chefs d'oeuvre de la science-fiction.

Ce roman est une merveille d'inventivité, tant dans sa forme que dans son fond.
Les récits des pélerins, tous écrits sur un mode littéraire différent (journal, légende, polar...) sont extraordinaires et nous révèlent chacun à la fois l'histoire et la personnalité de leur auteur.
L'histoire est parfois complexe, et une ou deux relectures amèneront une compréhension plus profonde de l'univers d'Hypérion. Mais, à n'en pas douter, vous serez envoutés par les Cantos d'Hypérion.



par Christophe RUYSSEN   le 20/01/2003.
Face aux critiques ci-dessus, je dois dire à ceux qui n'ont pas lu "Hypérion" que c'est de loin le meilleur livre de science-fiction qui existe, et cela pour de longues années encore.

"Hypérion" (la première partie) ressemble plus à un recueil de nouvelles, qui mettent petit à petit en place l'univers. Chacune d'entre-elles est savoureuse et écrite sur un mode différent.

"La Chute d'Hypérion" (la deuxième partie) va relier toute ces nouvelles dans un scénario absolument incroyable, avec de vrais rebondissements. La fin est tellement inimaginable au début qu'on est vraiment soufflé !
Ce qui fait de la saga un chef d'oeuvre du genre, c'est déjà la plume de Dan Simmons (une scène où un vieux poête est en quelque sorte torturé à mort, mais sans pouvoir mourir, est absolument hallucinante !) et surtout l'extrème richesse de l'oeuvre, au niveau du scénario, des personnages (il y a 10 personnages principaux) et des réflexions.

A souligner, la réussite de la suite : "Endymion", puis "L'Éveil d'Endymion". Dan Simmons arrive, grâce à un récit construit différemment du premier, à donner une suite à la hauteur du premier.
En fait, il donne des réponses aux questions métaphysiques (si, si) laissées en suspend dans "Hypérion", pour laisser à nouveau des portes ouvertes. L'astuce d'écriture est géniale puisqu'il part d'un personnage ordinaire dans une histoire ordinaire, pour finir petit à petit dans un vrai changement pour l'humanité.
La fin de la Saga est magnifique (un peu space, mais c'est ce qui fait son charme).

Comme le dit la critique ci-dessus, tous les thèmes classiques de la S-F sont repris par Dan Simmons mais sont traités de manière tellement original qu'on prend une claque à chaque page !

En plus, c'est vraiment efficace; quand on commence, on ne s'arrête plus.

A noter l'excellent "Échiquier du Mal" du même auteur.



par Jean-Marie PLUSQUELLEC   le 15/09/2003.
Cette oeuvre monumentale ne peut pas laisser indifférent !

Ce pavé (1000 pages pour les Cantos) est tout d'abord remarquablement écrit et c'est assurément un des points forts de Simmons. Mais ce n'est rien en comparaison de son incroyable histoire qui nous conte la quête de sept pélerins aux individualités fortes qui doivent apprendre à se connaître pour mettre en commun leurs informations et ainsi essayer de cerner le mystère du Gritche pour tenter de sauver l'humanité !

Dans "Hypérion", j'ai trouvé leurs récits assez inégaux en intérêt dûs aux personnalités très différentes de chaque personnage, ce qui constitue pour moi un des points faibles du roman car il est difficile d'être autant captivé par le calvaire du prêtre maudit que par la quête d'absolu pleine de références littéraires du poête ivrogne pour ne citer qu'eux.
Bien sûr, cette diversité est aussi un point positif car cela apporte un panel de points de vue très inhabituel et varié, mais il n'en reste pas moins que certains passages paraissent du coup particulièrement longs...

Passé cela, "La Chute d'Hypérion" est un pur moment de plaisir nous menant toujours plus près du très mystérieux Gritche.
En effet, plus on se rapproche, plus la tension grimpe jusqu'à atteindre son paroxysme lors du dénouement de cette rencontre tant attendue et tant redoutée et cela m'a totalement captivé !

Une fois parvenu à la fin des "Cantos", j'ai préféré m'en tenir là, la fin présentée étant amplement suffisante !
Mais il est certain que je me replongerai dans l'univers intemporel du Gritche...




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Dernière modification de cette page le Lundi 15 Septembre 2003