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M (3/3) de  BERNARD LAW MONTGOMERY  à  MUTSU-HITO
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Bernard Law Montgomery
BERNARD LAW MONTGOMERY

Le maréchal Montgomery (1887 - 1976) est sans doute le plus grand chef militaire anglais depuis Willington. Vainqueur de Rommel à El-Alamein, il chasse les Allemands d'Afrique et contribue, en Europe, à la victoire de 1945.

Lorsqu'en août 1942 on annonce, de NUIT, à Montgomery qu'il est nommé commandant de la VIIIe armée, il n'a que le temps de sauter dans l'avion pour le Caire, où sa réputation l'a précédé. On sait notamment qu'en 1940, à la tête d'un des corps d'armée qui se préparaient à repousser un débarquement allemand, il a refusé de creuser des tranchées, pour garder sa mobilité, et fait sauter des haies à ses officiers trop corpulents. On n'est donc surpris ni de son ordre du JOUR : "Nous combattrons sur place", ni de le voir installer son quartier général dans 2 roulottes, pour rester en contact avec l'AVIATION. Surpris, CHURCHILL l'est pourtant de trouver son général, vêtu d'un vieux short, en train d'examiner une carte, à plat ventre sur le SABLE. "J'aime avoir mon adversaire en face de moi !" explique Monty, surnom que lui ont donné ses soldats.


BRACCIO DA MONTONE

Braccio (1368 - 1424) naît près de Pérouse, en Italie, au château de Montone. Ses parents, les Fortebracci, en sont chassés par une révolte alors qu'il est encore enfant. De ce jour, il ne sonqe plus qu'à revenir chez lui en vainqueur.

Devenu condottiere, Braccio de Montone réalise son rêve : en 1416, il rentre en maître à Pérouse. Mais il veut davantage. Depuis 1414, le pape assiste au concile de Constance et il ne reste à Rome qu'une faible garnison. Braccio décide de prendre la ville. il arrive devant Rome le 3 juin 1417. "Pourquoi as-tu conduit ton armée contre notre ville ? Elle est sans défense, mais le Christ la protège", lui dit le légat du pape. Braccio répond : "Je viens la défendre contre toute attaque et la remettrai au pape." On lui ouvre les portes et il entre, à la tête de ses troupes, dans la Ville éternelle. Mais bientôt, un mal étrange se répand parmi les soldats. Chaque JOUR, des dizaines d'hommes meurent et ceux qui guérissent peuvent à peine tenir debout. Averti qu'une armée arrive de Naples pour l'attaquer, Braccio quitte Rome. il n'en a été le maître que pendant 60 jours...

Braccio Da Montone

Duchesse de Montpensier
DUCHESSE DE MONTPENSIER

Connue sous le nom de la Grande Mademoiselle, Anne-Marie Louise d'Orléans, duchesse de Montpensier (1627 - 1693), est la cousine germaine de Louis XIV. Elle prend une part active aux troubles de la Fronde, révolte suscitée par la politique de Mazarin. Eloignée de la Cour, elle confiera à ses Mémoires les déceptions de sa VIE romanesque.

En 1652, Mazarin et le roi ont quitté Paris. Condé, chef de la Fronde des princes, charge la Grande Mademoiselle de s'assurer d'Orléans. Accompagnée de 2 de ses dames, habillée en amazone, elle galope donc jusqu'à la cité des bords de Loire, où elle pénètre par un passage secret et galvanise les habitants par sa seule présence. Un peu plus tard, la bataille fait rage à Paris, faubourg Saint-Antoine, entre les troupes du roi et celles de Condé. Le peuple, qui hésite à prendre parti, a fermé les portes. La Grande Mademoiselle fait ouvrir, de force, la porte Saint-Antoine et apporte à Condé l'appui du canon de la BASTILLE. Ce geste sauve, pour un temps, la Fronde, mais perd à jamais la duchesse dans l'esprit de son royal cousin. Mazarin, sachant qu'elle rêve d'épouser Louis XIV, remarque, amusé : "Ce canon-là vient de tuer son mari !".


HENRY MORGAN

A la tête des boucaniers qui l'ont élu AMIRAL, l'Anglais Morgan (v. 1635 - 1688) amasse un butin considérable aux dépens des colonies espagnoles d'Amérique centrale. Anobli, il meurt entouré de l'estime générale, malgré ses sinistres exploits.

Contrairement à l'image qu'en donnent romans et CINÉMA, les boucaniers sont des bandits qui tuent et pillent. Morgan ne diffère guère de ses compagnons que par un certain panache, qui a beaucoup contribué à sa légende. Alors qu'il vient de s'emparer de Porto Bello, il reçoit une ambassade de Guzman, gouverneur de Panama. Ce dernier ne peut admettre que des pirates se soient assurés d'une place forte. Il fait demander au vainqueur un échantillon de ses armes, en souvenir. Morgan tend à l'ambassadeur son pistolet : "C'est lui qui a conquis Porto Bello. Que son Excellence le garde précieusement car, dans un AN, j'irai moi-même à Panama lui en montrer le fonctionnement." Guzman saisit l'allusion et renvoie le pistolet : "Je connais ce genre d'armes : épargnez-moi le déplacement !". Cette réponse n'empêche pas Morgan, un an plus tard, d'assiéger Panama et de s'en emparer par la ruse.

Henry Morgan

Louis Mountbatten
LOUIS MOUNTBATTEN

AMIRAL britannique, arrière-petit-fils de la reine Victoria, (1900 - 1979), Louis Mountbatten commande un destroyer au début de la Seconde Guerre mondiale. De 1943 à 1945, il est commandant en chef interallié dans le Sud-Est asiatique. En 1947, il préside avec réalisme à l'indépendance de l'Inde. Il meurt assassiné par l'IRA.

Lors de la campagne de Norvège, Mountbatten est resté 90 HEURES, sans dormir, sur la passerelle de son destroyer Kelly. CHURCHILL n'a pas oublié son exploit lorsqu'il l'appelle, en 1941, à la tête des opérations aéronavales combinées. Tous les engins, navires et ports artificiels qui, le 6 juin 1944, surprendront la défense allemande, sont conçus sous la direction de Mountbatten. Un projet le séduit particulièrement : construire avec des blocs de GLACE mélangée de sciure un porte-avions géant, insubmersible comme un ICEBERG. Lors d'une réunion, Mountbatten fait apporter un bloc de glace et, sortant un revolver, tire sur celui-ci le contenu du chargeur. Les balles ricochent dans toutes les directions, affolant le planton qui se sauve en criant : "Les chefs d'état-major se tirent dessus !". Malgré ces "débuts" prometteurs, le porte-avions en glace restera au stade du projet.


WOLFGANG AMADEUS MOZART 1 référence trouvée

A Salzbourg (Autriche), où son père est maître de chapelle, le petit Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791) étonne son entourage. A 3 ans, il joue du clavecin. Doué d'une sensibilité et d'une mémoire prodigieuses, il compose dès l'âge de 5 ans.

Son père emmène Mozart à Vienne, où il joue au palais impérial. "Tu es un petit sorcier", lui dit l'empereur tandis que l'impératrice l'embrasse. Il n'a que 7 ANS quand sa famille entreprend un grand voyage à travers l'Europe. L'enfant prodige remporte un triomphe partout où il se produit. Il compose devant le public, joue même sur un clavecin aux touches recouvertes d'un drap. Il étonne et séduit par son talent, sa gentillesse et son esprit de repartie. En France, il est reçu au château de Versailles et joue devant la cour du roi Louis XV. Tout le monde le fête. Seule, la marquise de Pompadour se montre distante et détourne son visage quand il veut l'embrasser. "Qui est donc celle-là qui me refuse un baiser alors que mon impératrice m'embrasse ?" s'écrie-t- il. Après le succès, Mozart connaît aussi la pauvreté, la maladie et l'incompréhension. Lorsqu'il meurt, laissant une grande oeuvre, seuls, sous la PLUIE, quelques amis et un CHIEN suivent son cercueil.

Wolfgang Amadeus Mozart

Joachim Murat
JOACHIM MURAT

Fils d'aubergiste, Murat (1767 - 1815) doit à ses dons de cavalier, à sa folle témérité et à Napoléon 1er ses titres de maréchal de France (1804) et de roi de Naples (1808). Il trahit l'Empereur en 1814, mais n'en sauve pas son trône pour autant.

Dès le retour de l'ÎLE d'Elbe, Murat, chassé de Naples, offre ses services à l'Empereur. Celui-ci les refuse, se privant ainsi d'un exceptionnel entraîneur d'hommes qui lui fera défaut peu de temps après, à Waterloo. Après la seconde abdication de NAPOLÉON, Murat décide de reconquérir son royaume. Il part de Corse avec un petit groupe de partisans. La TEMPÊTE pousse son navire jusqu'à Pizzo, en Calabre, où il aborde le 10 octobre 1815. Pour triompher, il compte sur sa popularité et sur son appel à l'indépendance italienne, lancé de Rimini le 30 mars 1815. Mais, décevant son attente, les pêcheurs de Pizzo se moquent de lui. Alors qu'avec ses fidèles il grimpe vers la forteresse, des gendarmes l'assaillent. Pour sauver son chef, le général Franceschetti s'écrie : "A moi, mes braves ! Je suis le roi !". Hélas ! Murat est vite rattrapé. Jugé 3 JOURS plus tard, il est condamné à mort et fusillé aussitôt.


MURILLO

Né à séville, Bartolomé Esteban Murillo (1617 - 1682) manifeste, très jeune, des dons exceptionnels. Il consacre sa VIE à la peinture et décore de nombreuses églises. C'est en peignant que, frappé d'une attaque, il tombe d'un échafaudage, à Cadix. Il meurt 2 ans plus tard.

Le jeune Bartolomé dessine partout : sur ses cahiers d'écolier, les papiers qui traînent au logis et les murs blancs des voisins. Or, non loin de chez lui, habite le peintre Juan del Castillo. Celui-ci découvre un JOUR sur sa maison une esquisse au charbon. A l'angle de la rue, il tombe sur un jeune garçon en train de barbouiller. L'enfant s'affole : "Pardonnez-moi, je nettoierai... j'effacerai tout ! - Garde-t'en bien", dit le peintre, qui devine chez le gamin un immense talent. 15 ANS plus tard, malgré les leçons du maître Juan, Murillo végète toujours à Séville, réalisant des tableaux sur commande. Il désespère de son avenir quand la rencontre d'un ancien camarade, qui a travaillé avec Van Dyck, le décide à tenter sa chance. Il réunit l'argent nécessaire pour aller à Madrid où Vélasquez le réconforte : "Un jour, tu seras le grand peintre que tu dois être !". Il est sauvé.

Murillo

Mutsu-Hito
MUTSU-HITO

Empereur du Japon à 15 ANS, Mutsu-Hito (1852 - 1912) inaugure l'ère Meiji, ère de la "politique éclairee", en abolissant la féodalité. Il ouvre son pays aux Blancs et s'inspire de leurs techniques. Sous son règne, le Japon, puissance mondiale, s'empare de Formose et de la Corée.

A son avènement, Mutsu-Hito annonce que "les usages des temps anciens sont abolis pour toujours". Passant immédiatement aux actes, il retire leurs privilèges aux samouraïs. Ceux-ci, en réaction, s'en prennent aux Blancs. Le 8 mars 1868, 11 matelots français du Dupleix sont massacrés. L'empereur "accorde" aux coupables le droit de se faire hara-kiri. Devant l'équipage français, les condamnés s'agenouillent, sabre et poignard à la main. A la 11ème victime, le commandant du Dupleix, effaré, s'écrie : "Assez ! le compte y est. Mes matelots sont vengés." Offense suprême aux samouraïs, Mutsu-Hito institue le service militaire obligatoire. Devant leur famille venue les accompagner à la caserne, les jeunes paysans quittent leur kimono pour un uniforme de drap bleu à l'occidentale et revêtent, pour la première fois de leur VIE, une chemise.


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Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011