Je Sais Tout ... Les Hommes de l'Aventure Retour Menu  Accueil

L (2/2) de  OTTO LILIENTHAL  à  LOUIS IX
Page précédente Pour passer au mode "FICHE" (seulement la ou les définitions d'un mot), cliquez sur le titre de la définition. Page suivante

Otto Lilienthal
OTTO LILIENTHAL

Certains n'hésitent pas à voir en l'Allemand Otto Lilienthal (1848 - 1896) le "père de l'aviation moderne". Certes, si les avions parviennent à décoller normalement à partir de 1903, ils le doivent en grande partie aux longues années que Lilienthal a consacrées à l'étude des planeurs.

En 1889, Lilienthal publie son livre Le Vol des OISEAUX considéré comme base de l'AVIATION. Il y expose les multiples observations qu'il a faites sur le vol des grands oiseaux de MER, ainsi que ses conclusions. L'ANNÉE suivante, aidé de son frère Gustav, il construit son premier planeur : 7 mètres d'envergure, des ailes formées d'une ossature de bois recouverte de toile et un stabilisateur arrière. Le pilote est attaché au centre par les aisselles, et ses jambes, dans le vide, lui permettent de se poser sur le SOL. Tous les planeurs, monoplans puis biplans, que Lilienthal construit de 1890 à 1896, adoptent le même principe. Il effectue personnellement à leur bord plus de 2.000 glissades en se lançant, entre autres, de la cime d'un crassier de MINE. Il projette de les munir d'un moteur quand, le 9 août 1896, il se tue au cours d'un vol d'essai.


CHARLES LINDBERGH 5 références trouvées

L'Américain Charles Augustus Lindbergh (1902 - 1974) doit la célébrité à sa traversée de l'Atlantique accomplie, d'ouest en est, en 33 heures 30 minutes de vol, sur le Spirit of Saint Louis.

Un prix Orteig de 25.000 dollars doit récompenser l'aviateur qui, le premier, franchira l'Atlantique Nord. Lindbergh, à 25 ANS, gagne sa VIE en transportant courrier et passagers avec une régularité telle qu'elle lui vaut le surnom de Safe Mail, la "poste sûre". Des financiers de Saint-Louis lui prêtent 10.000 dollars pour acheter un avion, mais seul un petit constructeur, Ryan, lui fait confiance. Il lui confie un monoplan de 14 mètres d'envergure, volant à 195 kilomètres/heure. Le 20 mai 1927, Lindbergh s'envole de Roosevelt Field, emportant 2 sandwiches, 2 gourdes d'EAU, 2 barres de chocolat, 2 lampes, un couteau et un radeau pneumatique. Le lendemain, à 22 heures 22 (heure locale), il atterrit au Bourget, au milieu d'une foule en délire, évaluée à 300.000 personnes. Lui-même croyait si peu à son succès qu'en décollant, il a lancé aux amis venus l'encourager : "Le condamné à mort vous dit au revoir !".

Charles Lindbergh

Max Linder
MAX LINDER

Fils d'un riche viticulteur français, Gabriel Leuvielle se sent attiré par le théâtre. Il obtient un prix au conservatoire de Bordeaux et joue à Paris dès 1905. Grâce au cinématographe, il devient célèbre sous le nom de Max Linder (1883 - 1925).

Un ami entraîne Max à Vincennes, où la société Pathé produit de petits films de quelques minutes seulement. Max Linder découvre là l'occasion d'exploiter ses dons comiques. Son jeu très personnel lui permet de créer un genre nouveau. Il ÉCRIT lui-méme les sujets sur lesquels il improvise des scènes désopilantes. Il tourne ainsi plusieurs centaines de petits films qui le rendent rapidement populaire. Touchant des cachets très élevés, il devient bientôt l'acteur le mieux payé du monde. Il exerce une grande influence sur CHARLIE CHAPLIN mais, au contraire de ce dernier, qui apparaît sur l'écran comme une victime de la VIE, Max Linder campe le personnage d'un jeune homme élégant. Par la suite, il tourne en France et en Amérique des films de long métrage qui connaissent un immense succès. Tout parait lui sourire quand il se suicide, en pleine gloire, à l'âge de 42 ANS.


DAVID LIVINGSTONE 2 références trouvées

Entré à l'âge de 10 ans dans une manufacture de COTON, l'Écossais David Livingstone (1813 - 1873) n'en est pas moins avide de s'instruire. Il veut être missionnaire, mais estime qu'il faut d'abord pouvoir soigner les hommes. Boursier, il fait des études de médecine et de théologie.

Le but de Livingstone est d'explorer un CONTINENT inconnu, d'instruire les tribus qui l'habitent et de leur apporter un peu de civilisation. Il débarque au CAP en 1840. Adopté par les populations, il se déplace bientôt en toute sécurité dans des régions qu'aucun blanc n'a traversées jusque-là. Se déplaçant le plus souvent monté sur un BOEUF, il découvre le Zambèze, le Congo, l'Angola. Partout, il accomplit sa mission humanitaire, tout en explorant les pays et en rédigeant des rapports pour la Société de Géographie de Londres. En 1871, l'Angleterre s'inquiète du silence de Livingstone depuis 3 ANS. Parti à sa recherche, le journaliste STANLEY le retrouve, très malade, au Tanganyika. Il le soigne, le ravitaille, mais rentre seul en Angleterre, Livingstone repart alors dans le BASSIN du Loualaba. Atteint de dysenterie, il meurt le 1er mai 1873.

David Livingstone

Jack London
JACK LONDON

L'Américain John Griffith, dit Jack London (1876 - 1916), est tour à tour vendeur de journaux, marin, chercheur d'or, journaliste et romancier. Il fait revivre, dans ses livres, les hommes rudes et les bêtes sauvages côtoyés au cours de sa VIE aventureuse.

Correspondant en Mandchourie, durant la guerre russo-japonaise, London révèle à ses lecteurs l'impéritie des généraux russes. Il leur raconte comment le général Sassulitch préfère utiliser de vieux canons chinois de la guerre de 1895, en prévision de leur prise prochaine. Quant à Stackelberg, il inspecte ses troupes accompagné de son épouse, d'une gouvernante, d'un cuisinier français, de 127 bagages et d'une VACHE laitière ! Cependant, c'est à San Francisco, le 18 avril 1906, que London réalise, par hasard, son plus beau reportage. Ce jour-là, à 5 heures 13, la terre tremble. Le journaliste assiste, dans les salons du Palace Hotel, à la grande fête organisée en l'honneur du chanteur Caruso. Soudain, les murs se lézardent, les meubles s'effrondent. Dans le vacarme, on entend la voix du ténor italien, qui chante le grand air de Rigoletto. Stupéfaction : serait-il devenu fou ? "Je voulais simplement contrôler l'état de mes cordes vocales !" explique celui-ci.


ALBERT LONDRES

Dans l'incendie du paquebot Georges-Philippar, au large d'Aden, périt le très grand journaliste français Albert Londres (1884 - 1932), dont les enquêtes ont dénoncé, entre autres scandales, l'horreur du bagne de Cayenne.

C'est à bicyclette qu'Albert Londres réalise son premier reportage. La Grande Guerre vient de commencer. Réformé, il est devenu correspondant de guerre et arrive à Reims la veille du bombardement de la cathédrale : chance inespérée pour un débutant... La paix revenue, Albert Londres se spécialise dans le grand reportage. D'un tremblement de TERRE au Japon, il ÉCRIT : "Les murs se balancent à droite et à gauche. On dirait que j'ai des petites roulettes sous mes semelles." En Chine, il s'indigne de la façon dont les gouverneurs de province rançonnent leurs administrés : "Si on prenait un de ces généraux, les poches pleines, et qu'on le jette au FEU, ce n'est pas de la cendre que l'on recueillerait mais du métal en fusion !". Magnifiquement payé, Londres a une manière toute personnelle de rédiger ses notes de frais. Il écrit couramment : "Achat d'un CHEVAL : 1.000 yens. Revente du cheval : 1.000 yens. Total : 2.000 yens." Il est d'ailleurs réglé sans discussion.

Albert Londres

Miguel Lopez de Legazpi
MIGUEL LOPEZ DE LEGAZPI

Avec l'accord du roi d'Espagne Philippe II, le vice-roi du Mexique charge en 1564, l'Espagnol Miguel Lopez de Legazpi (début du XVIe siècle - 1572) d'établir entre l'Amérique et les Indes un relais sur la route des épices.

L'expédition comprend 5 navires et 40 hommes, guidés par Urdaneta, un moine géographe que l'on a tiré de son monastère. L'escadre se rend en ligne droite du Mexique aux Philippines. Legazpi s'installe dans l'ÎLE de Cebu tandis qu'Urdaneta prend un autre chemin de retour, plus au nord, pour trouver des VENTS favorables. Désormais, les galions espagnols emprunteront ces deux routes, utilisant dans chaque sens les COURANTS et les vents. En 1567, Legazpi tient tête à une attaque des Portugais. En 1569, il prend l'île de Luçon et y construit un fort autour duquel naît la ville de Manille. L'ANNÉE suivante, les Espagnols recueillent des négociants chinois naufragés. On envisage un accord commercial. En 1572, une première jonque chinoise jette l'ANCRE à Manille, bientôt suivie de beaucoup d'autres. Elles apportent la soie et les épices et repartent chargées de chocolat mexicain et de pièces d'argent. Legazpi meurt cette année-là. Il ne verra pas le port grandir.


LOUISE DE PRUSSE

La reine Louise (1776 - 1810) incarne la résistance prussienne à Napoléon. Elle rejoint l'armée, à la tête de son régiment de dragons et, chassée de Berlin après Iéna, prépare la revanche jusqu'à son dernier souffle.

Louise voue au "Monstre" - ainsi appelle-t-elle l'Empereur - une haine farouche. Un JOUR de 1806, alors qu'elle vient de passer son régiment en revue, elle entraîne vers l'ambassade de France quelques officiers qui, sur son ordre, aiguisent leurs sabres aux marches du perron en s'exclamant : "NAPOLÉON n'est pas digne d'être caporal dans l'armée prussienne !". A Tilsit, Louise se trouve face à son ennemi. Celui-ci se montre néanmoins galant avec la reine vaincue. Un soir, il lui offre une rose. "Sire, j'accepte, répond Louise, mais avec Magdebourg". L'Empereur, bien décidé à ne pas rendre cette ville à la Prusse, riposte : "Madame, c'est moi qui offre la rose, pas vous !". Il connaît, en effet, les sentiments de Louise et le serment qui la lie au Tsar : le 3 novembre 1805, à Potsdam, les souverains prussiens et celui-ci se sont jurés, devant le tombeau de Frédéric II, une "éternelle amitié contre quiconque", c'est-à-dire contre l'empereur des Français.

Louise de Prusse

Louis IX
LOUIS IX 1 référence trouvée

Arbitre de l'Europe chrétienne, le roi de France Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis (1214 - 1270), n'hésite pas à entreprendre la 7e et la 8e croisade. Fait prisonnier en 1250, il repart en 1270, et meurt de la peste devant Tunis.

Le roi de France possède une volonté de fer qui, alliée à un sens aigu de la justice, l'entraîne parfois à des actes peu charitables. Ainsi, au siège de Damiette, le templier Hugues de Jouy a traité directement avec le sultan. Louis le condamne à venir à lui pieds nus. Lorsque le malheureux arrive, il lui ordonne : "Agenouillez-vous et faites réparation !". De même, au retour de sa première CROISADE, de jeunes CHEVALIERS sont descendus à terre, à l'escale de Pantelleria, pour aller chercher les plus beaux fruits pour la reine. 3 heures plus tard, ils ne sont pas de retour. Prévenu, le roi décide : "Qu'on les laisse ici et partons !". Au moment où la nef royale s'éloigne, la CHALOUPE des retardataires apparaît enfin. Louis ne se laisse pas émouvoir : "Qu'on les remorque !". La MER est grosse, la punition dure longtemps. "Quand, à la prière de la reine, les fautifs remontèrent à bord, précise Joinville, ils avaient triste mine."


Page précédente Pour passer au mode "FICHE" (seulement la ou les définitions d'un mot), cliquez sur le titre de la définition. Page suivante

Dernière modification de cette page le Samedi 13 Août 2011